UKRAINE : MECONTENTEMENT POPULAIRE, RIVALITES NOMENKLATURISTES, MANIPULATIONS EXTERIEURES

Bruno Drweski

            L’Ukraine est fatiguée d’une « transition » qui dure depuis 15 ans, sans aucun résultat social et économique positif pour la masse de la population. Certains sont fatigués d’une indépendance qui n’est à leurs yeux qu’une provincialisation, d’autres sont fatigués du tête-à-tête obligé avec la Russie, à cause des besoins du pays en hydrocarbures, à cause de liens humains tirés de l’histoire, à cause du désintérêt des élites occidentales pour un pays qui a « traîné à ouvrir son marché ». Si l’on se réfère à la « légende orange », le mouvement en faveur du « démocrate » Juszczenko serait une réaction contre le pouvoir qui se serait développée de façon spontanée. Il s’agirait d’un mouvement populaire visant un régime corrompu et ses liens avec une Russie semi-dictatoriale. Cet aspect ne peut être négligé, mais les médias à l’ouest du Bug semblent avoir un peu oublié les leçons de journalisme critique que l’on enseignait autrefois en Occident. Personne n’a semblé intéressé à enquêter sur les fondateurs du « mouvement démocratique » ukrainien, ou sur le fait que non seulement l’entourage du 1er ministre Janukowicz, mais aussi de celui de l’ancien 1er ministre Juszczenko étaient touchés par la corruption. Peu nombreux aussi sont ceux qui ont analysé le programme politique et social des groupes liés à Juszczenko. Or sans cela, on ne peut comprendre pourquoi une partie importante de la classe ouvrière ukrainienne a voté pour Janukowicz ni pourquoi le Parti communiste ukrainien, le plus grand parti du pays, a refusé d’appeler à voter au second tour pour Janukowicz, le « russophile corrompu », mais aussi pour Juszczenko, le « démocrate » élitiste ».

Dans l’intérêt de qui travaille Juszczenko and co. ?

Pour le savoir, il suffit d’étudier les sites internet des forces « démocrates ». à tel point qu’on s’étonne que le Parti socialiste ukrainien puisse soutenir sans réticences les forces « orangistes ». Il est facile de constater que la « Révolution orange » n’est pas le résultat d’une naissance spontanée. Un réseau d’organisations d’extrême-droite nationaliste (1) et un réseau d’organisation ultra-libérales mis en place avec l’appui des organes officiels du gouvernement des Etats-Unis ont « pris en main » le mécontentement réel d’une population fatiguée par le régime autoritaire du président Kuczma (lui-même soutenu par les Etats-Unis lors des élections précédentes) et par la stagnation de sa situation. Kuczma a cru que le fait d’envoyer en Irak des fils de son pays se faire tuer pour les intérêts pétroliers et géostratégiques de l’Oncle Sam lui suffirait pour continuer de bénéficier des faveurs de la Maison Blanche. C’était oublier que les USA n’ont pas d’amis, mais seulement des intérêts, et que Wall street, le vrai tuteur de la Maison blanche, n’est satisfait d’un gouvernement que lorsque celui-ci a accepté de démanteler complètement la puissance publique. Le but de Washington, c’est aussi d’empêcher l’intégration économique de l’Eurasie (Europe occidentale–Russie–Chine–Japon), d’empêcher la réémergence du rival russe sur la scène internationale, de contrôler l’acheminement des ressources pétrolières centre-asiatiques en contournant la Russie et de permettre le rachat des fleurons économiques ukrainiens hérités de la puissance soviétique (secteurs spatial, aéronautique, militaire notamment). La vieille contradiction inter-impérialiste existant entre un capitalisme américain triomphant mais épuisé et un capitalisme oligarchique russe précaire mais énergique (pour ne pas dire énergétique !) a fait le reste.

            Le noyau de l’équipe Juszczenko est formé par le réseau surtout étudiant « Pora » qui organise les manifestations, les concerts rock et d’autres initiatives visant l’oligarchie ukrainienne qui s’appuie sur les régions méridionales et orientales de l’Ukraine (qui assurent 3/4 des revenus du budget de l’état !  Mais qui s’est soucié de cette bagatelle dans les « grands médias » ?). « Pora » est l’aboutissement d’une stratégie élaborée par la Coalition « liberté de choix », un réseau de 300 organisations ukrainiennes fondé en 1999 pour préparer les élections de 2004. L’objectif de cette coalition était de créer un réseau de volontaires bénévoles (mais « Pora », c’est aussi un noyau dirigeant de jeunes recevant un salaire de 2.000 à 3.000 dollars US par mois venant des USA sous forme « d’aide à la démocratie ») pour préparer les élections, surveiller les procédures et informer sur la possibilité d’opérer « un autre choix »(2). « Pora » se réfère expressément aux «activités couronnées de succès des réseaux de volontaires» qui ont permis, avec les résultats aussi sociaux que l’on sait, de renverser les anciens présidents de Serbie («Otpor» en 2000), de Géorgie («Khmara» en 2003) et d'autres pays. « Pora » confirme d’ailleurs qu'il a reçu des aides et des conseils de la part de ces groupes.

«Liberté de choix» reconnaît publiquement de son côté qu’elle est appuyée par les ambassades des états-Unis, de Grande-Bretagne et du Canada (où réside la grande diaspora ukrainienne issue de l’entre-deux-guerres, mais aussi de la Seconde Guerre mondiale). Elle est soutenue par le National Democratic Institute (NDI), présidé par Madeleine Albright, l’International Renaissance Foundation (IRF), ramification ukrainienne de l'Open Society Institute financé par le spéculateur George Soros, l'Eurasia Foundation, financée à la fois par Soros et par le gouvernement des Etats-Unis, la fondation Konrad Adenauer de la démocratie chrétienne allemande, la Banque mondiale (3), l’OSCE (4), l'Agency for International Development des Etats-Unis, la Freedom House, présidée par l'ex-directeur de la CIA James Woolsey(5). On remarque aussi en arrière-fond l’engagement dans la formation de « Pora » de la National Endowment for Democracy (NED) créée sous le patronage de la CIA lorsque, après la défaite des USA au Viêt-Nam, il est apparu qu’il valait mieux pour Washington déléguer à une « organisation non gouvernementale » les opérations décidées derrière les murs du KGB américain (6).

Le Center for Political Education (CPE) et le Centre ukrainien pour une recherche politique indépendante (UCIPR) ont également formé des militants du “Mouvement pour la démocratie". Le CPE reconnaît qu'il est en relation constante avec l'Association des jeunes entrepreneurs d'Ukraine et avec l'International Republican Institute (IRS) lié au Parti républicain US. L’UCIPR de son côté reconnaît qu’il a été longtemps financé par la NED, l'IRF et les gouvernements britanniques et canadien.

« Pora » soutient le néo-libéralisme comme modèle politique et économique. Elle loue le bref règne de Viktor Juszczenko qui, comme 1er ministre d'Ukraine, a ouvert le pays aux flux financiers étrangers et lancé un programme radical de privatisations. Sur le site informatique de « Pora », on peut lire : « Pendant la brève période où  le gouvernement (de Juszczenko) a été au pouvoir, son équipe de réformateurs a mené une réduction de l'économie souterraine et contribué à l'établissement d'un accès égal au marché ukrainien non seulement pour les entreprises russes, mais aussi pour les entreprises occidentales... De plus, l'Ukraine a développé ses liens de coopération euro-atlantique et ajusté ses relations d'affaires avec la Russie (en particulier, en ce qui concerne le transport des ressources énergétiques).» En effet, Juszczenko a coopéré avec les oligarques russes « indépendants » aujourd’hui marginalisés par le Kremlin. Le conflit Juszczenko-Janukowicz doit donc aussi être vu comme un conflit inter-russe exporté, qui oppose Poutine et des oligarques « disciplinés » à d’autres oligarques qui rêvent du temps où ils n’avaient de compte à rendre à personne. L’Ukraine est devenue le terrain de jeu où s’affrontent, de manière « superposée », les différentes composantes de l’oligarchie ukrainienne, de l’oligarchie russe, les intérêts et les sensibilités de l’Ukraine occidentale avec celles de l’Ukraine méridionale et orientale, les différentes églises chrétiennes, les intérêts géostratégiques de Washington et de Moscou et les intérêts politico-économiques de Paris, Berlin et Moscou. Tout cela n’a rien à voir avec la démocratie, même si cette dernière devrait aussi pouvoir jouer au moins un rôle d’arbitre entre une nomenklatura « traditionaliste » et une nomenklatura « modernisée ».

Les militants les plus visibles de « Pora » ont reçu une formation spécialisée aux états-Unis. Un rapport rédigé par la Fondation Jamestown constate : « Otpor a entraîné des membres du réseau « Pora » sous les auspices du programme Citizen Participation in Elections in Ukraine (CPEU), dirigé par la Freedom House, le NDI et l’IRS, financés par l'Agency for International Development des états-Unis.» Notons que dans le comité exécutif de la Fondation Jamestown on trouve entre autres, là encore, James Woolsey, et Zbigniew Brzezinski, l’ancien bras droit de Clinton. Beaucoup en Pologne considèrent que l’intérêt de Brzezinski pour la Pologne et l’Ukraine s’appuie sur sa sensibilité « nationale », mais il s’occupe beaucoup plus fréquemment de théoriser et d’organiser la désagrégation de l’espace post-soviétique, d’endiguer la Chine, de contrôler l’Union européenne et de lutter contre l’émergence d’un islam à la fois social et démocratique. Rappelons que Brzezinski fut le seul dirigeant des USA qui s’est cru en droit de reconnaître publiquement en 1995 dans un interview dans Le nouvel Observateur que les commandos armés de la CIA avaient pénétré en 1980 en Afghanistan six mois AVANT l’armée soviétique et qu’ils avaient formé des « islamistes radicaux » pour tuer en premier lieu les instituteurs et les médecins de villages afghans, afin de laisser ensuite le champ libre aux mollahs réactionnaires. On voit bien là que, « les démocrates » comme « les républicains », représentent sur la scène internationale les intérêts de ce qu’un chercheur français a appelé le système de « monopartisme bicéphale » et que l’Ukraine n’est à leurs yeux qu’un pion dans le « grand échiquier mondial ». « Pora » utilise d’ailleurs les mêmes méthodes que l’organisation serbe « Otpor » en 2000, dont les manifesations ont accompagné le complot militaire qui a permis de renverser par un coup d’Etat le régime de Slobodan Milosevic.

Les élections de tous les trucages

Que les partisans de Janukowicz aient cherché, et sans doute réussi, à maquiller les résultats électoraux en Ukraine, comme l’avaient fait tous ses prédécesseurs depuis 1991, semble très probable. Mais les scores dépassant 90% de voix en faveur de Janukowicz dans les régions dominées par ses partisans doivent être mis en parallèle avec les scores dépassant 90% des voix dans les régions de l’Ukraine où ce sont les nationalistes qui contrôlent les administrations locales. Cela explique sans doute d’ailleurs en partie les faibles scores accordés lors du premier tour à Simonenko, le leader du Parti communiste d’Ukraine, le plus grand parti du pays par le nombre d’adhérents et de votants et par Moroz, candidat du Parti socialiste qui avait pourtant été à l’origine des manifestations contre les actes criminels commis selon toute vraisemblance par l’entourage du président Kuczma.

Mais l’OSCE a surtout dénoncé l’inégalité d’accès aux médias publics de la part des candidats, elle a en revanche été prudente sur les violations du processus électoral lui-même. Ce sont des observateurs financés pas des institutions nord-américaines, parfois ouest-européennes, qui ont parlé de fraudes électorales visant Juszczenko. Beaucoup de ces observateurs ont été organisés sous l’égide du Comité des électeurs d'Ukraine (CVU), dirigé par l'organisation New Choice-2004. Derrière le CVU, on retrouve l’Eurasia Foundation et le NDI. C’est d’ailleurs Madeleine Albright en personne qui a tenu en février 2004 une réunion de travail avec des dirigeants de New Choice–2004. Dans ses comptes par ailleurs, l’IRF établit à plus de 50 millions de dollars US, les sommes investies depuis 1989 dans la création et le développement d’organisations ukrainiennes « non gouvernementales », et en particulier plus de 5 millions de dollars dans la dernière période.

Les sondages, qui jouent désormais dans les démocraties post-libérales un rôle plus important que le scrutin lui-même, ont donc accordé sans surprise la victoire à Juszczenko, dès la fermeture des bureaux de vote. Le problème est que tous ces sondages ont été effectués, sous l’égide de la NED et de l'IRF, par la Fondation d'initiatives démocratiques (FID), le Centre Razumkov ou l’Institut international de sociologie de Kiev. La FID est affiliée à New Choice-2004 et au World Democracy Movement, création de la NED. Les premiers sondages ont aussi été financés par l'IRF, l’Eurasia Foundation et les ambassades des états-Unis, de Grande-Bretagne, du Canada, des Pays-Bas, de Suède, de Norvège, du Danemark et de Suisse. Peut-on donc considérer comme impartiaux des sondages effectués (organisés ?) uniquement par des observateurs financés par les mêmes organisations qui ont subventionné le camp de Juszczenko (et pas toute l’opposition, puisque  ni le candidat socialiste ni le candidat communiste, ni d’autres, n’ont reçu de tels financements). Observer la démocratie en Ukraine devrait amener à observer toutes les fraudes et à soutenir les droits démocratiques de tous les candidats, ce que n’ont pas fait les partisans de Janukowicz bien entendu, mais pas plus ceux de Juszczenko.

Rappelons aussi que les plus récentes initiatives des organisations US précitées ont été de soutenir les tentatives visant à renverser d’abord par un coup d’état puis par référendum le gouvernement démocratiquement élu du président vénézuélien Hugo Chavez. Ces tentatives ont connu un échec retentissant à cause de la mobilisation populaire et malgré les tentatives de présenter des sondages falsifiés. Incontestablement en Ukraine, les partisans de Janukowicz ne peuvent s’appuyer sur une mobilisation populaire, mais cela ne doit pas pour autant nous faire négliger le fait que les organisations US précitées ne sont pas fiables sur le plan de la démocratie. Rappelons aussi que ces organisations ont couvert les dernières élections aux USA, où aucun observateur international n’a été accepté, malgré des demandes répétées de la part de plusieurs organisations non gouvernementales US. Là encore, dans trois états clefs, l’Ohio, le Nouveau-Mexique et la Floride, on a assisté à des fraudes (7) qui rendent suspecte l’élection de Bush et qui n’ont pas provoqué la même mobilisation de la part des organismes internationaux précités de surveillance des institutions démocratiques. Deux poids ? Deux mesures ? En tout cas, les véritables démocrates doivent se poser la question de savoir si l’on peut s’engager dans une campagne de soutien à la démocratie en Ukraine sans procéder simultanément de la même façon envers les autres peuples du monde. La démocratie doit-elle s’arrêter aux considérations géostratégiques de l’unique hyperpuissance mondiale ? Est-ce démocratique ?

Se concentrer sur la démocratie pour la seule Ukraine ou pour tout état dont les dirigeants ne plaisent pas, ou plus, à Washington et à leurs agents d’influence dans les capitales ouest-européennes (la fameuse « communauté internationale » qui ne regroupe tout au plus que 15% de l’humanité) serait accepter de cautionner la vision géopolitique, géostratégique et géoéconomique des USA. à l’heure où les partisans d’extrême droite des « conflits de civilisations » sont parvenus au pouvoir à Washington et à Tel-Aviv et où le nombre des Irakiens, des Palestiniens, des Colombiens, des Afghans, etc. tués, arrêtés, torturés sous l’égide des Etats-Unis et de leurs protectorats se comptent en centaines de milliers (8), l’Ukraine permet de poser la question : démocratie pour tous ou seulement pour quelques-uns ? Démocratie censitaire planétaire ou démocratie sociale planétaire ? Souveraineté populaire ou souveraineté des appareils impérialistes (gouvernementaux, financiers, militaires, supranationaux, de sondages, etc.) ?

            Car ce n’est pas seulement dans les états de la CEI que les « observateurs internationaux » manifestent des tendances « sélectives », mais dans le monde entier. Dans la province du Kosovo, en égypte, en Tunisie, en Irak (janvier 2005) on vient d’assister et on assistera sans doute encore à des farces électorales dans le silence assourdissant des démocrates, tout au moins des « démocrates »  qui ont les moyens financiers de se faire entendre. Mais est-ce que ce sont ceux-là qui sont les véritables démocrates (9)? Et devons-nous les cautionner en leur emboîtant le pas ?

1 /. British Helsinki Human Rights Group,  « Shadow of Anti-Semitism over Ukraine's Disputed Election », 24 –11-2004,   http://globalresearch.ca/articles/BHH411B.html

2 /. Emilia Nazarenko et la rédaction, « Nouvelle Guerre froide, Washington et Moscou se livrent bataille en Ukraine » , Voltaire, 01-11-2004 :  à titre d'exemple, en 2002, la NED/CIA a versé 50 000 $ pour la création d'une plateforme internet d'ONG, 150 000 $ pour la création d'un groupe de pression au Parlement et la formation d'assistants parlementaires, 130 000 $ pour organiser une union patronale, 400 000 $ pour la formation de candidats à des élections locales, 400 000 $ pour la formation de syndicalistes ; Ian Traynor,  « US  campaign behind the turmoil in Kiev », The Guardian (London) 26-11-2004 ; Natalya Dmytrochenko,  « George Soros doesn‚t Harbor a Grudge and Has No Intention to Stop his Activity in Ukraine »,  Tonis, 24 hours, 31 March 2004 ; Michel Chossudovsky « IMF Sponsored "Democracy" in the Ukraine », 28-11-2004, www.globalresearch.ca

3 /. On remarquera  que la Banque mondiale n’a en général pas pour fonction de s’occuper des questions politiques et qu’elle n’hésite généralement pas à intervenir dans des états fort éloignés de la démocratie, pourvu qu’ils soutiennent les principes économiques libéraux, saupoudrés parfois de quelques mesures sociales « d’accompagnement ».

4 /. à laquelle appartiennent des gouvernements aussi soucieux de démocratie que ceux du Turkménistan (président élu avec plus de 99% des voix), de l’Ouzbékistan (président élu avec plus de 97% des voix), de l’Azerbaïdjan (où le président pro-OTAN qui vient d’être « élu » n’est autre que le fils de l’ancien président du pays, lui-même membre du Bureau politique du Parti communiste soviétique sous Brejnev), du Kazakhstan, du Kirgyzstan, etc. pays connus pour leurs attitudes plus que douteuses en matière de respect non seulement des règles électorales démocratiques mais simplement des droits de l’homme …mais ces dirigeants se sont en revanche montrés compréhensifs devant les intérêts militaires des USA et ont ouvert la porte de leurs pays aux flux financiers orchestrés à Wall street.

5 /. Justus Leicht,  « La création de l'opposition “démocratique” ukrainienne »,  02-12-2004,  http://www.wsws.org/articles/2004/dec2004/ukra-d02_prn.shtml ;  « Subversion Ukraine : la rue contre le peuple », Voltaire, 29-11-2004

6 /. Thierry Meyssan,  «  NED : La nébuleuse de l'ingérence démocratique » , Voltaire , 22-01-2004.

7 /. William Rivers Pitt, « Worse Than 2000: Tuesday's Electoral Disaster », 08-11-2004,  http://www.truthout.org/docs_04/110804A.shtml

8 /.Les Roberts, Riyadh Lafta, Richard  Garfield, Jamal Khudhairi,  Gilbert Burnham, « Mortality before and after the 2003 invasion  of Iraq: cluster sample survey », The Lancet, vol. 364, n°9445, 30 oct. 2004 ; Richard Horton, « Comment - The war in Iraq: civilian casualties, political responsibilities », Idem.

9 /. Il faudrait aussi envisager de profiter de l’occasion offerte par les élections ukrainiennes pour prôner de nouvelles règles électorales qui soient vraiment démocratiques et valables pour tous : accès de tous les candidats à part égale dans les médias lors des campagnes, élections proportionnelles sans seuils éliminatoires et/ou, comme en Irlande, possibilité de faire un deuxième, voire troisième choix, possibilité de voter "contre tous" les candidats présentés et d'obliger à proposer, en cas de succès de ce choix, de nouveaux candidats, financements égaux et transparents de tous les partis politiques, droit de vote accordé aux immigrés après un temps raisonnable de résidence, etc.