LE MARDI 4 OCTOBRE 2005 PARTOUT en France :

LES TRAVAILLEURS SANS PAPIERS

MANIFESTENT AVEC LES SYNDICATS!

 

Les centrales syndicales de France appellent « l’ensemble des salariés du public et du privé, des petites aux grandes entreprises, les demandeurs d’emploi, et les retraités à une journée nationale d’actions et de mobilisation » pour « le développement de l’emploi, contre la précarité que vient renforcer le Contrat Nouvelles embauches, l’amélioration du pouvoir d’achat et les droits collectifs et individuels des salariés ». Partout en France les travailleurs du pays vont ensemble donner de la voix pour exiger d’être entendus par les patrons et le gouvernement frappés de surdité par les profits colossaux qui les enivrent.

SARKOZY a fixé à 23.000 le nombre des expulsions d’étrangers pour l’année 2005. Constatant fin août que le chiffre atteint est de 12.849, SARKOZY a lancé une vague de rafles à travers tout le pays.  Il n’hésite même pas à faire passer les victimes des incendies criminels pour les « coupables », et organise des expulsions manu militari sans relogement des pauvres français, immigrés ou sans papiers et leurs familles.

SARKOZY dit aux Préfets : « je sais que l’efficacité accrue de l’OFPRA et de la Commission de recours a pour effet d’augmenter le nombre de déboutés du droit d’asile et de leurs familles ». Le Ministre Nostradamus ajoute que « j’ai également décidé d’accélérer encore le programme de rétention administrative…le nombre total de places…atteindra 1800 en juin 2006 ». L’amalgame « immigration, criminalité, immigration clandestine » est passé de la bouche de LE PEN à celle de SARKOZY qui chasse ouvertement sur les terres électorales du Front National. Tout comme les promesses non tenues de JOSPIN, attention danger, SARKOZY creuse le sillon d’un retour du 21 avril 2002.

Les résultats de la politique CRS sont : la multiplication des refus suite à des examens de dossiers bâclés, la démultiplication des rafles par des opérations coups de poings dans des lieux publics, dans les écoles pour arrêter des enfants et obliger les parents à se rendre à la police, les expulsions de squats ciblés, etc. Le secrétaire du syndicat de la police FO de Metz a eu ce mot très significatif : « Même  les Collègues (de la police chargée des expulsions) les plus durs chez nous ne comprennent pas » (Libération du 20/09/05).

L’acharnement répressif sans scrupule contre les plus faibles, les plus démunis, les sans papiers présentés comme boucs-émissaires du désastre social d’un gouvernement incapable de résoudre les drames sociaux que génère sa politique ultra libérale, est un ban d’essai pour la répression contre tout le monde.

Le mouvement syndical et démocratique doit absolument prendre sous sa protection les victimes sans papiers qui résistent à la vague répressive massive du gouvernement CRS, exiger l’arrêt de la répression, de l’arbitraire et le respect de l’état de droit.

Les Sans Papiers sont les esclaves salariés de patrons qui ne les déclarent pas au fisc. Les Sans Papiers sont des travailleurs étrangers qui sont des « numéros de dossiers » dans les Préfectures et sont niés dans leur droit à l’existence légale. Les Sans Papiers sont les travailleurs de « la France des caves » des secteurs d’activités qui ne sont pas « délocalisables » : le bâtiment, l’hôtellerie, la restauration, le nettoyage, le gardiennage, l’agriculture, etc.

Les Sans Papiers travaillent, produisent, mais sont exclus du droit à la retraite, à l’augmentation du salaire, à la réduction du temps de travail, des garanties collectives et du code du travail. Par contre les Sans Papiers sont de par leur conditions ultra-précaires les victimes « du plein emploi » réel mais dissimulé par les patrons.

Nous sommes dans la 9éme année de combat avec la fierté d’avoir arraché des centaines de milliers de régularisations et souvent avec l’aide de militants syndicaux. Mais des milliers d’autres poursuivent la longue marche pour qu’aucun être humain, qu’aucun travailleur ne soit illégal. C’est eux que SARKOZY tente d’effrayer par la brutalité policière.

La mobilisation des autres frères travailleurs légaux est l’occasion de faire la preuve de notre communauté de sort et de combat. Nous refusons la division.

La CNSP est à vos côtés dans l’unité de lutte Public/Privé/Chômeurs/SDF/Sans Papiers pour la satisfaction de nos légitimes revendications et pour arrêter la machine infernale de la broyeuse sociale patronale et gouvernementale.

Fait à Paris le 21/09/05

   

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