LIBÉRATION IMMÉDIATE de notre camarade Carlos

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publié le 28 décembre 2020

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Le 15 août 1994, Ilich Ramírez Sánchez "Carlos" - révolutionnaire internationaliste, anti-impérialiste, antisioniste et combattant pour la cause palestinienne - a été enlevé à Khartoum, capitale du Soudan. Les troupes du gouvernement du président soudanais Omar Al-Bashir, chargées de veiller sur Carlos et de le protéger, ce matin là, à l'aube, l'ont maîtrisé, ligoté et lourdement sédaté, il a été conduit à un aéroport voisin et remis aux agents spéciaux de la DST française. Quelques heures plus tard, leur jet a atterri, avec lui à bord, à Villacoublay, une base de l'armée de l'air française au sud-ouest de Paris, en France. Carlos accuse Al-Bashir (déstitué par l'armée et sous le coup de procédures judiciaires au Soudan depuis 2019) d'avoir reçu 50 millions de dollars de membres de la famille royale d'Arabie Saoudite pour l'avoir remis à la DST, sans aucun ordre d'extradition.

Ainsi commence le calvaire de Carlos, privé illégalement et illégitimement de sa liberté par l'État français. Le 15 août prochain, il aura subi 26 ans d'un régime d'emprisonnement, appliqué par la justice et le système pénitentiaire français, caractérisé par une violation systématique de ses droits fondamentaux. Et en particulier:

    1. Des abus et tortures physiques et psychologiques : placement en cellule d'isolement pendant plus de 11 ans; privation de sommeil pendant une période prolongée ; harcèlement, menaces et même violences physiques de la part de certains gardiens de prison, agents de police et officiers de justice, le mettant en contact avec des détenus mentalement perturbés ou très agressifs qui pourraient lui causer des blessures graves, voire la mort.
    2. Transfert dans des prisons éloignées de Paris, afin de le tenir à l'écart, tant de ses avocats (ce qui affecte son droit à être défendu correctement lors de ses procés), que des diplomates vénézuéliens (pour entraver toute aide de l'État vénézuélien). Il a également été conduit de ces prisons aux tribunaux de Paris et vice-versa (un aller-retour d'environ 7 heures sur la route), dans des conditions extrêmement difficiles.
    3. En raison de ces abus continus, Carlos a été contraint de mener deux grèves de la faim, afin de dénoncer ce gouvernement qui viole ses droits fondamentaux de détenu.

De plus, Carlos a été soumis à 3 procès et 2 appels par un système judiciaire français qui les a menés de manière irrégulière, au mépris de son droit à un procès équitable, à la légitime défense et à la présomption d'innocence. À la suite de ces actions illégales de l'État français, il a été condamné cinq fois à la prison à perpétuité, en représaille évidente pour avoir lutté contre l'hégémonie impérialiste et sioniste, - à laquelle la France participe - et qui agresse et entend dominer les peuples libres du monde.

Paradoxalement, les gouvernements français des 26 dernières années, tout en maintenant Carlos illégalement emprisonné, ont en même temps agi pour libérer leurs propres citoyens, emprisonnés dans différentes parties du monde, quelles que soient les causes qui ont conduit à leur emprisonement. Le gouvernement de Nicolas Sarkozy a agi avec intensité et force, afin d'obtenir la libération de plusieurs de ses concitoyens, notamment:

    1. Six citoyens français, membres de l'ONG française « l'arche de Zoé », une "organisation caritative" qui prétendait sauver des nourrissons orphelins du conflit du Darfour au Soudan. Ont été pris en flagrant délit à bord d'un avion avec 103 orphelins présumés de la guerre du Darfour (21 filles et 82 garçons), en octobre 2009, alors qu'ils tentaient de les emmener du Tchad en France. Il s'est avéré que la plupart des enfants n'étaient ni orphelins, ni soudanais, mais originaires de la région tchadienne limitrophe du Soudan. Leurs parents avaient été trompés pour les remettre en leur promettant de les éduquer en France. En décembre 2007, l6 membres de cette organisation ont été condamnés à 8 ans de travaux forcés, et l'ONG à payer 6,2 millions d'euros de dommages et intérêts aux familles des enfants. Grâce à la pression intense exercée par le gouvernement Sarkozy sur son homologue tchadien, le président Idriss Deby, les condamnés ont été ramenés en France en quelques jours. Enfin, en mars 2008, Deby a gracié les six citoyens français pourtant légitimement condamnés.
    2. Florence Cassez, a été condamnée en 2009 au Mexique à 60 ans de prison, pour son implication dans des enlèvements, le crime organisé et la possession illégale d'armes à feu, et pour avoir participé aux actions criminelles du gang "Los Zodíacos", dont l'un des membres, Israel Vallarta, était son compagnon. Le gouvernement de Sarkozy a rejeté cette condamnation et a fait pression, de manière forte et officielle, sur son homologue mexicain Felipe Calderón. Le 23 janvier 2013, cette pression du gouvernement français a permis la libération de Cassez, suite à un arrêt de la Cour suprême de justice du Mexique, dont l'un des magistrats a voté en faveur de la libération de Cassez, au motif que son procès avait « porté atteinte à son droit à un procès équitable et à la saisie de preuves illégales (...), ce qui a entraîné une violation de ses droits fonamentaux à la présomption d'innocence ».
    3. Un arsenal d'armes de guerre de gros calibre a été découvert lors d'une descente de la police vénézuélienne dans la résidence de Laurent-Frédéric Bocquet, un agent du renseignement français (ayant les nationalités française et suisse) qui vivait au quartier de La Florida, á Caracas (Vénézuela). C'est pourquoi il a t été accusé d'une tentative d'assassinat sur Hugo Chávez, le président du Venezuela de l'époque. Il a été condamné par la justice vénézuélienne à 4 ans de prison (la tentative d'assassinat sur Chávez n'a pas pu être prouvée). Une fois de plus, les actions fermes du gouvernement de Sarkozy à l'encontre de son homologue vénézuélien ont abouti à l'expulsion de Bocquet du Venezuela, ainsi qu'à son transfert en France en 2012.

Il convient également de souligner que, durant les années 2007 et 2008, le président Sarkozy a demandé et obtenu le soutien résolu et nécessaire du président Chávez, en tant qu'intermédiaire avec les FARC, en Colombie, afin d'obtenir finalement la libération, en 2008, d'Ingrid Betancourt, une citoyenne franco-colombienne qui avait été capturée par cette organisation de guérilla colombienne en février 2002.

Les actions de l'État français, lorsque ses concitoyens sont emprisonnés par des pays étrangers, sont une démonstration de son implication pour les rapatrier et de leur apporter l'assistance nécessaire afin de sauvegarder leurs droits, quels que soient les crimes commis et la durée de leur peine. Lorsqu'il sont transférés en France pour y purger leur peine de prison, le fait de la faire dans leur pays d'origine leur permet de recevoir la visite d'amis et de parents, tout en bénéficiant de l'attention portée par l'État français à leurs droits élémentaires.

Dans le cas de Carlos, ses presque 26 ans de captivité en France, l'ont obligé à affronter et à subir les rigueurs et les mauvais traitements de son emprisonnement illégal et cruel, ainsi que la mort douloureuse de son père (en 2003) et de sa mère (en décembre 2019), qu'il n'a pu revoir après son enlèvement en 1994.
Il convient de noter que dans le contexte de l'actuelle pandémie de Covid-19, qui touche gravement le monde entier, l'état actuel de Carlos qui est agé de70 ans et souffre d'un diabète de type 2 depuis 2003, être infecté par ce virus constituerait un risque vital. Malgré tout cela, Carlos, combattant de la liberté vénézuélien qui a passé le plus de temps en prison de notre histoire, reste ferme et déterminé dans ses convictions révolutionnaires et internationalistes .

Carlos a résisté à cette situation dans des conditions extrêmes, résultant de peines de prison que son ravisseur illégitime n'accepte pas lorsqu'elles sont appliquées à ses concitoyens français. Ce "deux poids, deux mesures" dans les actions des différents gouvernements qui ont dirigé la France est incompréhensible, inacceptable et répréhensible, faisant paraître les citoyens français supérieurs à ceux d’autres nationalités et par ailleurs, cette puissance impérialiste décadente n'a aucun problème apparent à agresser les pays en question.

Les gouvernements bolivariens d'Hugo Chávez et de l'actuel président Nicolás Maduro, ont montré leur solidarité en respectant les exigences des gouvernements français, tant pour la libération de leurs concitoyens par l'action des autorités vénézuéliennes, que dans les relations intenses qui existent entre les deux pays, notamment en termes d'investissements et d'échanges dans les domaines de l'énergie, des affaires militaires, technologiques, économiques, culturelles, éducatives et autres, qui ont largement favorisé la France.

Ceux d'entre nous qui souscrivent à cet appel, et aux arguments que nous avons avancés, DEMANDENT la LIBERATION IMMÉDIATE de notre compatriote et camarade Carlos. D'autre part, simultanément et en application de la RECIPROCITÉ qui doit exister dans les relations entre les différents pays du monde, pour leur interaction mutuellement respectueuse, harmonieuse et bénéfique, nous EXHORTONS le Président Maduro à DEMANDER à son homologue français le REPATRIEMENT de Carlos au Venezuela , sachant que son gouvernement -continuant l'héritage libertaire et humaniste de notre défunt commandant Hugo Chávez- est le meilleur garant de l'exercice de ses droits humains et civils légitimes, ainsi que de sa vie.

SUSCRIBEN /THE FOLLOWING SUSCRIBE THIS DOCUMENT / LES PERSONNES SUIVANTES SONT SIGNATAIRES DE CE DOCUMENT:

EN VENEZUELA / IN VENEZUELA /AU VENEZUELA

- Brigada Internacionalista de Solidaridad Activa (BRISA): Vladimir Ramírez, Emilio Silva, Morelia Vargas. - Fundación Capitán de Navío Manuel Ponte Rodríguez: David Nieves, Héctor Rangel, Humberto Vargas. - Coordinadora Simón Bolívar (CSB): Juan Contreras, Guadalupe Rodríguez. - Partido Comunista de Venezuela (PCV): Óscar Figuera, Pedro Eusse, Yul Jabour. - Patria Para Todos (PPT): Rafael Uzcátegui, Carlos Iriarte, Jesús Superlano. - Movimiento Revolucionario Tupamaro (MRT): José Pinto, Oswaldo Jiménez, Oswaldo Rivero. - Unidad Popular Venezolana (UPV): Henry Hernández, Waidhys Sánchez. - Partido Revolucionario del Trabajo (PRT): Otto Van Der Velde, Jesús Niño, Deyanira Vallenilla. - Juventud Comunista de Venezuela (JCV): Janohi Rosas, José Daniel Ramos, Hugo Rojas. - Comité de Solidaridad Internacional y Lucha por la Paz (COSI - Venezuela): Carolus Wimmer, Gabriel Aguirre, Úrsula Aguilera. - Movimiento Continental Bolivariano (MCB): Carlos Casanueva, Narciso Isa Conde, Alfredo Pierre. - Foro Itinerante de Participación Popular: Hindu Anderi, Joel Linares Moreno, Luis Millán Arteaga. - Movimiento Nacional de Mujeres “Clara Zetkin”: Elena Linarez, Juana García, Claudia Herrera. - Comité Venezolano de Solidaridad con Nicaragua: José Moncada, Francisco niño - Fundación Integración 23 de Enero: Francisco Vivas, Javier Carrasco. - Fundación Augusto César Sandino: Óscar Ortega. - Colectivo Luis Tascón: Jesús Ortíz. - Plataforma de Encuentro de Lucha Popular: Elvis Zerpa. - Colectivo Control Obrero Alcasa: Osvaldo León. - Manos Rebeldes del Pueblo (MRP La Vega): Freddy González Peralta. - Comunidades al Mando / Proyecto Nuestra América: Carlos Carles. - Asozamora: Victor Reyes. - Movimiento Social de Comuneras, Comuneros, de Campesinas y Campesinos Tomasote de Guayana: Alexander Coriano. - Periódico Querella: Orlando Vega. - Colectivo La Araña TV: Raúl Aguilera. - Asociación de Combatientes de Cantaura: Rafael Hurtado. - Colectivo Sor Fanny Alfonzo: Carlos Ramos. - Plataforma Bolivariana Guayana: Franklin José Paredes. - Grupo Inicial: Humberto Vargas Medina. - Fundación Alí Primera Monte Piedad: Raúl Boucchchter. - Colectivo Comunicacional Divúlgala TV: Alejandro Serrano. - Comuneros Corriente Autogestionaria: Ricardo Parra. - Asociación Revolucionaria de Combatientes Guerrilleros: Alfredo Chirinos “Treco”. - Frente de Combatientes Bolívar-Chávez-Magoya: William Álvarez. - Consejo de Mujeres Combatientes por el Socialismo “Epifania Sánchez”: Tarcia Morillo. - Fundación Argimiro Gabaldón: Tatiana Gabaldón. - Colectivo Mario Petit: Dimas Petit. - Movimiento Guevarista Revolucionario (MGR): Rodrigo Vélez, José María Sucre, Antonia Silva.

EN ARGENTINA / IN ARGENTINA / ARGENTINE

- Virginia King: activista y defensora de los derechos humanos. - Chavismo Sur - Dayana López Villalobos, Chavismo Sur - Lilia Ferrer-Morillo, Chavismo Sur - Carlos Aznarez, Director de Resumen Latinoamericano

EN SUECIA / IN SWEDEN / EN SUÈDE

- Red de Solidaridad con Venezuela Revolucionaria (RESOLVER): José Cheo Sánchez.

EN COLOMBIA / IN COLOMBIA / COLOMBIE

- Piedad Córdoba: Defensora de Derechos Humanos

Nuestros contactos: Correo electrónico / liberenailich@gmail.com Twitter: @BRISAPARACARLOS

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