LE PDG DE RENAULT-NISSAN MIS EN GARDE à VUE !

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publié le : 2 décembre 2018

Carlos Ghosn, PDG de Renault et président de Nissan et Mitsubishi, est enfermé dans une cellule à Tokyo, au Japon. Il est poursuivi pour fraude fiscale et soupçons de malversations. La police l’a arrêté, lundi 19 novembre, à la descente de son jet privé.

Le parquet japonais reproche au Franco-Libano-Brésilien d’avoir « conspiré pour minimiser sa rétribution à cinq reprises entre juin 2011 et juin 2015 », en ne déclarant que 4,9 milliards de yens (environ 37 millions d’euros), alors qu’il a gagné près de 10 milliards de yens (près de 78 millions d’euros) au cours de la période. Il est également accusé d'avoir utilisé, à des fins privées, des biens de l’entreprise et d’avoir détourné des fonds destinés à des investissements du constructeur.

Un personnage peu intéressant, l'incarnation même de ce capitalisme mondialisé, qui nie les nations quand elles constituent des protections sociales pour les travailleurs, des freins à l'exploitation parce qu'elles sont la résultante des luttes sociales de chaque peuple, un de ceux dont les revenus démentiels sont le résultat de fermetures d'entreprises pour accroître le profit des actionnaires à Tokyo et en France, et de milliers de vies brisées par le chômage au Japon et dans notre pays. Nous ne partirons pas en campagne pour le défendre, même s'il a droit à la présomption d'innocence comme tout accusé. Ceci dit, nos communicants, serviteurs zélés du libéralisme macronien, essaient encore une fois de nous faire avaler une fable: les Nationalistes dirigeants du capitalisme japonais, qui n'ont jamais véritablement accepté de voir leurs fleurons industriels passer sous le contrôle d'affairistes extérieurs à l'archipel nippon, tentent en éliminant Ghosn de reprendre la main.

N'en déplaise à Messieurs Macron et Lemaire, le combat entre gentils représentants du Capitalisme transnational et méchants partisans d'un capitalisme nationaliste n'est pas notre combat. Quelle qu'en soit l'issue, il va certainement se terminer par des restructurations d'entreprises, des vies de salariés bouleversées par le chômage, en France ou au Japon.

Et le ou les futurs PDGs, Français ou Japonais, continueront le sale travail de leur prédécesseur, au profit de leurs actionnaires, de Tokyo ou de Paris.

Francis Arzalier

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