COMMUNIQUE DE L’AFASPA : La France sauve une nouvelle fois le soldat Déby (Tchad)

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publié le 2 mars 2019

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Comme Georges Pompidou (opérations Limousin et Bison en 1969 et 1972), Giscard d’Estaing (opération Tacaud de 1969 à 1977), François Mitterrand (opérations Manta de 1983 à 1984 Epervier 1986 ) et Nicolas Sarkozy (février 2008), Emmanuel Macron procède de son propre chef, à une intervention militaire au Tchad.

Le chef d’Etat français, fort de son titre de chef des armées, n’a pas jugé utile de consulter les parlementaires sur Sa décision dont le but est de maintenir coûte que coûte le dictateur tchadien installé au pouvoir par un coup d’état militaire et l’aide de la France de Mitterrand en 1990. à l’époque déjà, les états de services d’Idriss Deby sous Hissène Habré, n’entraient déjà pas précisément dans les « valeurs de la République » made in France. Commissaire aux armées et à la sécurité, « Idriss Déby a été, jusqu’en 1989, l’un des piliers du régime » déclarait Amnesty Internationale à propos d’agents de l’Etat ayant ordonné des exécutions sommaires sous Hissène Habré.

Arrivé au pouvoir il a « toiletté » la constitution afin de multiplier les mandats ; il en est à son cinquième depuis 1996 grâce à des mascarades électorales sur lesquelles les présidents français et la communauté internationale ont toujours fermé les yeux. Même cécité sur les exactions, les procès inéquitables dénoncés par les démocrates tchadiens.

Cette nouvelle intervention militaire française au Tchad, qui n’entre même pas dans le cadre des accords avec ce pays, « qui se limitent aux cas d’agression d’un pays tiers, pas dans les affaires internes », comme le souligne Mohamed Ibni Oumar, directeur de l’ONG tchadienne Action Humanitaire Africaine.

Depuis les années d’indépendance, on dénombre une soixantaines d’interventions militaires françaises en Afrique. à qui fera-t-on croire que le but est la stabilité des pays quand les plus nombreuses se situent au Tchad, en RDC, en Centrafrique?

Il s’agit en fait d’assurer la stabilité de régimes en place, complices du pillage de leurs ressources naturelles et d’assurer l’installation de bases militaires permanentes chargées de maintenir l’ordre néocolonial sur le continent.

Bagnolet, le 8 Février 2019

 

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