UNE PREMIÈRE VICTOIRE POUR FAIRE EN SORTE QUE MACKY NE PUISSE PLUS NUIRE A L’ÉTAT DE DROIT AU SENEGAL

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Diagne Fodé Roland
publié le 24 mars 2021

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douloureux et choquant de voir que c'est après plus de 10 morts et des dizaines de blessés que Macky Sall a été contraint par le peuple de libérer O. Sonko, leader de l'opposition sénégalaise, tout en gardant comme otages politiques 34 militants du FRAPP, de Pastef et autres dont Guy Marius Sagna, tous réprimés pour décapiter la résistance populaire contre l'autocratie féodale mise en place à partir de 2012.

Sonko a formulé les exigences suivantes :

"- Réparations des familles des victimes et Indemnisations des blessés civils et militaires
- Enquête indépendante pour identifier les auteurs des crimes et les traduire en justice
- Libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques
- Arrêt immédiat des espionnages malsains d’opposants
- Arrêt et traduction en justice des milices de Macky Sall et leurs commanditaires
- Création des conditions de transparence et d'équité des élections au Sénégal
- La tenue des élections locales, législatives et présidentielles dans les délais
- Restitution des droits civiques des candidats illégalement confisqués par Macky Sall
- Les démissions du procureur, des ministres de l'intérieur et de la justice
- Déclaration publique et sans ambiguïté de Macky Sall disant qu'il n'est pas candidat en 2024".

A ces exigences, il faut ajouter :
- Respecter le régime déclaratif, l'encadrement et la sécurisation par l’État des manifestations pacifiques
– Satisfaire la revendication de l'indépendance de la Magistrature par l'Union des Magistrats du Sénégal (UMS)
– Ne pas interférer pour brouiller la piste ouverte par les PV de l'enquête de la gendarmerie sur les commanditaires de l'accusation visant le député O. Sonko
- Indemniser les télévisions dont le faisceau a été suspendu arbitrairement
– Enquêter sur les interrogatoires ethnicistes et les tortures lors des arrestations
– Établir la vérité sur le déclenchement de la guerre de Macky en Casamance le 26 janvier 2021, l'implication du Président Emballo qui aurait permis le passage sur le territoire de Guinée Bissau de l'armée nationale de notre pays, les bombardements anti-écologiques à coups de mortiers, d'avions, de drones de la forêt Casamançaise, les fameux dossiers "top secret" et la "victoire" sans cadavres, ni prisonniers de combattants du MFDC
– La levée des mandats d'arrêt de l’État du Sénégal visant des dirigeants du MFDC comme premier pas vers des négociations sérieuses, sincères pour la paix et la solution démocratique dans une optique panafricaine en Casamance
– Le respect par l’État du Sénégal des positions et décisions de la CEDEAO, de l'UA et de l'ONU en ce qui concerne le respect des citoyens
– Considérer que les Assises Nationales sont le point de départ de tout contrat national pour refonder l'état républicain

L'apprenti dictateur Macky Sall a été obligé de reculer parce qu'il a vu cette formidable fraternisation avec le peuple de l'armée nationale, de la gendarmerie nationale et d'une partie de la police nationale à l'exception de sa partie anti-républicaine qui agissait violemment contre la mobilisation populaire avec les milices voyous "marrons du feu" de l'APR/BBY.

Mais son esprit reste maladivement obsédé par le 3éme mandat inconstitutionnel et la "sécurisation" de l'argent volé par son clan – des 6.000 milliards aux 94 milliards de francs CFA – et comment repasser à la première occasion à la contre-offensive de la mafia libérale néocoloniale françafricaine contre l'opposition et le peuple.

Voilà pourquoi il a besoin des otages politiques et la mise en libération conditionnelle de Sonko comme épée de Damoclès, comme monnaie d'échange pour faire chanter et échapper à l'exigence de justice.

Plus que jamais la vigilance et la mobilisation du peuple sont les seules garanties pour parachever, non la révolution, mais l'instauration sous le contrôle du peuple de l’État de droit et le respect des conquêtes démocratiques pour lesquelles le peuple vient encore une fois dans l'histoire du Sénégal de payer un lourd sacrifice.

Gagner une bataille, c'est pas encore gagner la guerre, il s'agit donc de rester mobiliser pour éviter tout retour en arrière vers le fascisme dont le libéral néocolonial Macky Sall, le féodal "torodo", vient de nous donner un avant goût sanglant bien amer.

LES SYNDICATS DOIVENT ASSURER LEUR RESPONSABILITÉ DANS LA RÉSISTANCE DU PEUPLE A LA DICTATURE DE MACKY SALL QUI FAIT COULER LE SANG DE LA JEUNESSE

Diagne Fodé Roland, votre cher camarade, ex-membre du bureau du SUDES/Tambacounda en 1982-84 et membre du bureau national de l'Union des Travailleurs Sénégal en France/AR en France (UTSF/AR), de Yoonu Askan Wi (YAW) et du journal ouvrier et populaire Ferñent du Sénégal

Vous avez assisté au dévoilement du complot d'Etat par l'étalage public des pv d'audition de la gendarmerie, la levée illégale de l'immunité parlementaire du député et l'enlèvement de O. Sonko alors qu'il se rendait à la convocation du juge d'instruction en bloquant son véhicule avant de lui coller l'accusation de "trouble à l'ordre public" et de le mettre en garde à vue.

Ce pouvoir finissant ne fait même plus semblant de respecter le pouvoir judiciaire qu'il court-circuite aux yeux de tous par cette arrestation en directe qui éclaire pourquoi un haut magistrat ait pu déclarer qu'il "démissionne parce que la justice à démissionner". Aux yeux de tous, le président Macky Sall, censé constitutionnel "garantir les droits", piétine la Constitution, l'état de droit, les lois et toutes les libertés citoyennes.

Au même moment, Guy Marius Sagna, porte-parole du FRAPP, arrêté auparavant illégalement chez lui et déféré arbitrairement en prison a été mis à nu et en isolement punitif pour avoir protesté contre la mise dans une cellule de 50 places plus de 150 prisonniers.

Guy Marius Sagna est en grève de la faim pour protester contre ce traitement inhumain et dégradant qui montre que la prison sénégalaise est devenue une grossière singerie de la sauvage prison US de "Guantanamo".

Ces atteintes liberticides autocratiques et cette instrumentalisation sans scrupule du pouvoir d'état n'ont pour d'autres objectifs que l'élimination d'un adversaire politique et imposer une troisième candidature anti-constitutionnelle de Macky Sall.

Le peuple a décidé de se révolter pour dire STOP A LA DICTATURE DE MACKY SALL.

L'armée de l'impérialisme français au Sénégal, huée par les foules devant le Tribunal où devait comparaître O. Sonko, est à l'origine du ciblage par la révolte de tout ce qui représente aux yeux des populations des symboles de la françafrique dans un contexte où la faim commence à s'installer dans le pays.

Macky Sall vient de faire appel à l'armée et utilise des nervis "marrons du feu" accompagnés de la police pour attaquer les manifestants protestataires.

La RÉSISTANCE à la DICTATURE se répand dans tout le pays, du nord au sud, de l'est à l'ouest et doit s'inscrire dans la durée pour vaincre.

Macky Sall, bénéficiaire en 2012 de la révolte victorieuse du peuple contre la monarchisation promue par son ex-mentor libéral A. Wade, est aujourd'hui le fossoyeur des conquêtes démocratiques qui lui avait permis de devenir président.

Dans l'histoire de notre pays toutes les conquêtes sociales et démocratiques ont été obtenues avec l'engagement du mouvement syndical et des citoyens des classes populaires. Ce fut les cas lors de:
- la grande grève des cheminots en 1947, immortalisée par Sembène Ousmane dans les "bouts de bois de dieu" qui raconte la marche des femmes de Thiès à Dakar, tournant décisif dans la lutte pour les indépendances,
- de la grève générale de 1968 qui protesta contre la répression de la grève des élèves et étudiants et contraignit le pouvoir PS à concéder le« multipartisme limité puis intégral »,
- des grèves de la CSS en 1983 qui améliora les conditions de travail et les salaires et freina les attaques contre le code du travail,
- celles de l'usine de Taïba avec l'héroïque marche des femmes sur le tribunal de Thiès,
- celles de la SENELEC des années 1990, d'abord en solidarité avec les personnels de la santé et puis contre les conséquences sociales des Plans d’Ajustement Structurel (PAS), la dévaluation du franc CFA, le projet de privatisation de l’électricité et les arrestations de syndicalistes.

La GRÉVE GENERALE POUR STOPPER LA DICTATURE DE MACKY SALL QUI TUE DES JEUNES EST DEVENUE NÉCESSAIRE.

Appel vous est fait pour que vous preniez vos responsables devant l'histoire et dans l'intérêt des conquêtes démocratiques et du peuple.

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