Stop aux guerres et aux ingérences en notre nom!

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publié le 22 août 2020

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a l'exception de l'Irak 2003, notre État capitaliste impérialiste dans le sillage de l'impérialisme yankee ou à son initiative ne cessent ou de faire la guerre. Irak 1990, Yougoslavie 1999, Libye 2011, Côte d'Ivoire 2011.

Ces guerres d'agressions contre des États-Nations indépendants prennent aussi la forme d’une ingérence dans les affaires internes de pays souverains. C'est le cas du soutien au fasciste mafieux « président autoproclamé » Juan Guaïdo au Venezuela, au coup d'état en Bolivie contre le président légal et légitime Evo Morales.
C'est aussi le cas du soutien aux djihado-terroristes en Syrie que l'on ballade en Libye et dans le Sahel occupé par les militaires des opérations Serval puis Barkhane. C'est enfin le cas dans le soutien à la déstabilisation fasciste de l'Ukraine, pays de fait coupé en deux et aujourd'hui aux tentatives putschistes en Biélorussie.

Au Mali, « notre » impérialisme français et ses valets françafricains décident un embargo contre le peuple et l'armée malienne pour avoir renversé un président corrompu qui a fait tirer sur les populations mobilisées (tuant 25 manifestants civils pacifiques). Le principal but de cet embargo est de punir les populations de ce pays enclavé et surtout d'empêcher le réarmement de l'armée malienne afin de la rendre incapable de libérer le pays des djihado-terroristes et ainsi continuer à justifier l'occupation militaire française.

Le système capitaliste à son stade suprême l'impérialisme en crise « porte en son sein la guerre comme la nuée porte l'orage »; le cycle actuel des agressions impérialistes (dont les françaises) contre les peuples est engendré par le besoin d'offrir à l'actuelle crise de suraccumulation du capital des débouchés en matières premières, en terres, en industries et en services à privatiser. C'est ainsi que la Biélorussie est dans le viseur des actionnaires accapareurs, empocheurs, qui cherchent à en finir avec l'exceptionnel secteur industriel nationalisé de ce pays de l'ex-URSS.

C'est aussi ainsi que les richesses du sous-sol du Mali (gaz, pétrole, uranium, or) sont convoitées et même exploitées par les firmes monopolistes impérialistes françaises. S'emparer des pans entiers les plus juteux des économies des autres pays pour maximiser le profit des actionnaires des grands groupes, nécessite ici de s'ingérer dans les affaires internes des pays ou d'y faire la guerre.

Bien sûr la propagande de guerre mensongère sert toujours à voiler la vérité aux yeux de l'opinion publique quant aux vrais buts de ces politiques de brigandage mafieux: la spoliation des peuples. On présente l'agressé, la victime comme le méchant, la brute, le truand, le barbare, le sauvage, le tyran, le dictateur et on présente l'agresseur impérialiste « bien de chez nous » comme le bon, le moral, le démocrate, le civilisé, etc. On présente les autres peuples comme incapables de régler par eux mêmes leurs problèmes et donc comme de grands enfants ayant besoin du secours des adultes altruistes.
Il n'y a pas escroquerie, manipulation et mensonge plus monumental que l'inversion systématique entre victimes et bourreaux. Et il n'y a rien de pire, de plus choquant et d'humiliant que de voir les directions de nos organisations ouvrières, populaires, démocratiques s'abaisser au nationalisme chauvin en répétant les mensonges de la propagande de guerre de nos gouvernements capitalistes successifs de droite ou socialistes mâtinés parfois d'écologistes.

Plus que jamais, la base combative du mouvement ouvrier, populaire et démocratique doit exiger l'arrêt du suivisme béat des dirigeants opportunistes vis à vis des gouvernants qui éborgnent, arrachent des mains, tuent, pénalisent les luttes sociales syndicales, associatives anti-racistes et décoloniales, Gilets Jaunes, tout en couvrant ces forfaits liberticides du voile mensonger de la « démocratie civilisée » que serait la République bourgeoise.

Cette fuite en avant dans les agressions militaires et les ingérences contre la souveraineté des peuples, des nations bafoue clairement la charte des Nations Unies et mène l'humanité de l'actuelle généralisation de la guerre à la guerre généralisée tout court.

Il faut relancer un mouvement populaire véritablement digne de ce nom pour la paix, contre les guerres et pour la sortie du pays de l'OTAN.

cercles communistes

NON A L'EMBARGO CONTRE LE PEUPLE DU MALI

Après des mois de manifestations pour dénoncer la duplicité et l'inefficacité contre les séparatistes djihado-terroristes de la présence militaire française et contre la corruption et l'élection truquée du pouvoir présidentiel, l'armée malienne vient de parachever les mobilisations populaires de rues par l'arrestation du président IBK et obtenir sa démission réclamée par la rue.

Aussitôt la France officielle, l'UE, les États-Unis suivis par les présidents laquais de la CEDEAO ont condamné et exigé le retour au pouvoir de leur homologue malien avant d'annoncer l'embargo contre le Mali.

Surpris par la détermination du peuple malien, les chefs d'états de la dite "communauté internationale" autoproclamée et leurs valets de la CEDEAO ont été mis en échec par la Russie et la Chine au Conseil de Sécurité de l'ONU. Chine et Russie exigent le respect de la souveraineté nationale et populaire du peuple du Mali.

Le Mali est un pays enclavé dont les approvisionnements se font des ports de Dakar au Sénégal, pays avec lequel il partage la ligne de chemin de fer Dakar – Bamako, d'Abidjan et de Conakry par la route. L'embargo est une punition liberticide du peuple malien pour avoir osé chasser du pouvoir un président à la solde de la françafrique, l'eurafrique et l'usafrique et membre du "syndicat" des présidents néocoloniaux.

Déjà en 2012, lors du renversement du président ATT, l'embargo sur les armes achetées par l’État malien mais bloquées dans les ports de Dakar, Abidjan et Conakry pour combattre les séparatistes djihado-terroristes avaient contraint à capituler le capitaine Sanogo et la mise en place conformément au diktat du club des présidents de la CEDEAO du gouvernement de transition dirigé par Dioncounda Traoré.

Rien n' a été régler, la situation a même empiré avec une classe politique spécialisée dans le festin des brigands du vol des deniers publics et la soumission apatride aux intérêts de l'étranger impérialiste.
En fait l'embargo a pour objectif d'empêcher l'armée malienne d'avoir les moyens militaires de libérer et préserver l'intégrité territoriale du Mali. C'est le plan français soutenu par la CEDEAO non des peuples mais des chefs d'états néocoloniaux.

Le Collectif Afrique appelle tous les peuples africains, les diasporas africaines, les patriotes panafricanistes, les démocrates et internationalistes à exiger :

- la suppression de l'embargo sur tout ce qu'achète le Mali et les Maliens, notamment sur les armes indispensables à la libération du pays de l'occupation séparatiste djihado-terroriste;
- le respect de la souveraineté nationale et populaire du Mali; aucune ingérence de l'armée d'occupation française dans les affaires internes du Mali;
- le respect des constitutions nationales, notamment la limitation des mandats par les présidents du pré-carré néocolonial français en Afrique.

Fait le 21/08/2020   COLLECTIF AFRIQUE/France

 

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