Le texte officiel du gouvernement chinois sur la situation des droits de l’homme aux États-Unis

Bureau d’information du Conseil d’État de la République populaire de Chine Un retour d’ascenseur bien documenté et qui remet les pendules à l’heure, dont vous n’entendrez jamais parler dans la presse occidentale.
Le 9 mars 2017
mis à jour le : 5 Septembre, 2017

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Le 3 mars, le Département d’État des États-Unis a publié ses rapports nationaux sur les pratiques en matière de droits de l’homme, se présentant de nouveau comme « le juge des droits de l’homme ». En brandissant « le bâton des droits de l’homme », il pointait du doigt et jugeait de la situation des droits de l’homme dans de nombreux pays, sans tenir compte de ses propres problèmes concernant de graves entorses aux droits de l’homme à domicile.
Les gens ne peuvent donc s’empêcher de se poser des questions sur la situation actuelle des droits de l’homme aux États-Unis en 2016. Des faits concrets montrent que, l’an dernier, la situation aux États-Unis a continué à se détériorer pour certains de leurs problèmes concernant les droits de la personne.
Avec d’incessants tirs d’armes à feu résonnant jusque dans les oreilles de la Statue de la Liberté, l’aggravation de la discrimination raciale et la farce électorale dominée par des politiciens dirigés par l’argent, ces autoproclamés défenseurs des droits de l’homme ont exposé leur propre « mythe » des droits de l’homme et doivent maintenant répondre de leurs actes dans ce domaine.

– La fréquence des crimes liés aux armes à feu a entraîné de lourdes pertes humaines et le taux d’incarcération demeure élevé. Il y a eu au total 58 125 incidents de violence armée, dont 385 fusillades de masse aux États-Unis en 2016, faisant 15 039 morts et 30 589 blessés.
Les États-Unis ont le deuxième taux d’incarcération pénitentiaire le plus élevé au monde, avec 693 prisonniers pour 100 000 habitants (www.statista.com, April 2016).

En 2016, 70 millions d’Étasuniens sont passés par la case prison

– c’est presque un adulte sur trois. (harvardlawreview.org, 5 janvier 2017) [2 millions y sont encore pour wikipedia, NdT]

– Les moyens de subsistance des classes moyennes et pauvres sont source d’inquiétude en raison de l’élargissement de l’écart entre les revenus. En 2016, la proportion d’adultes américains ayant un emploi à temps plein a atteint son niveau le plus bas depuis 1983. Au cours des trois dernières décennies, près de 70% des revenus se sont retrouvés dans les poches des 10% les plus riches. La population de la classe moyenne américaine a commencé à se réduire. En outre, un Américain sur sept vit dans la pauvreté, soit 45 millions de personnes vivant dans des circonstances difficiles. L’espérance de vie moyenne est passée de 78,9 ans à 78,8 ans, les États-Unis affichant une baisse de l’espérance de vie globale pour la première fois depuis plus de 20 ans.

– Le racisme continue d’exister et les relations raciales ont empiré. En 2016, le Groupe de travail des Nations Unies sur les personnes d’ascendance africaine a signalé au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies que les problèmes raciaux étaient sévères aux États-Unis. L’histoire coloniale, l’esclavage, la subordination raciale et la ségrégation, le terrorisme racial et l’inégalité raciale aux États-Unis continuent à poser de sérieux défis. Les meurtres commis par des policiers rappellent la terreur raciste de l’époque du lynchage.
Les États-Unis sont confrontés à une « crise des droits de l’homme » (www.un.org, 18 août 2016).

– La protection des droits des femmes, des enfants et des personnes âgées ne s’est pas améliorée et les droits des groupes vulnérables ont été gravement violés. Les femmes sont beaucoup moins payées que leurs collègues masculins. Les femmes employées municipales de la ville à New York touchent 18% de moins de salaire que les hommes (www.nydailynews.com, 11 avril 2016). Les femmes représentaient environ 60% des travailleurs californiens gagnant un salaire minimum ou moins (www.sandiegouniontribune.com, 10 avril 2016). Des harcèlements et des agressions sexuelles ont fréquemment lieu. Environ une femme sur quatre a déclaré avoir été harcelée au travail (www.usatoday.com, 7 juillet 2016). Au total, 20% des jeunes femmes ayant fréquenté le collège pendant quatre ans ont déclaré avoir été agressées sexuellement (www.washingtonpost.com, 5 mars 2016).
Le taux de pauvreté parmi les enfants demeure élevé et environ 6,8 millions de personnes âgées de 10 à 17 ans souffrent d’insécurité alimentaire (www.urban.org, 11 septembre 2016).
Des cas de mauvais traitements envers les personnes âgées se produisent de temps à autre, et environ 5 millions d’entre elles sont victimes d’abus chaque année (www.csmonitor.com, 15 juin 2016).

– Les États-Unis ont, à maintes reprises, piétiné les droits de l’homme dans d’autres pays et ont sciemment abattu des victimes innocentes. Du 8 août 2014 au 19 décembre 2016, les États-Unis ont lancé 7 258 frappes aériennes sur Irak et 5 828 en Syrie, causant 733 incidents avec un nombre de morts civils estimé entre 4 588 et 6 127 (airwars.org, 19 décembre 2016). Depuis 2009, le nombre de civils tués par des drones américains atteint plus de 800 personnes au Pakistan, au Yémen et en Somalie. (www.theguardian.com, 1er juillet 2016) La question de la détention illégale et de la torture de prisonniers dans d’autres pays est restée sans issue.

– Les États-Unis refusent d’approuver les conventions internationales relatives aux droits de l’homme et n’ont pas accepté les projets de résolution des Nations Unies relatifs aux droits de l’homme. Ils n’ont toujours pas ratifié les principales conventions internationales relatives aux droits de l’homme, notamment le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ; la Convention sur l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes ; la Convention relative aux droits de l’enfant et la Convention relative aux droits des personnes handicapées.
Lors de la 71e Assemblée générale de l’ONU, les États-Unis ont voté contre les projets de résolution relatifs aux droits de l’homme, notamment ceux concernant « le droit au développement », « les droits de l’homme et les mesures coercitives unilatérales », « la promotion d’un ordre international démocratique et équitable » et « la déclaration sur le droit à la paix » (www.un.org, 19 décembre 2016).

I. De graves infractions au droit à la vie et à la sécurité personnelle

En 2016, le gouvernement des États-Unis n’a exercé aucun contrôle effectif sur les armes à feu, les services de police ont abusé de leur pouvoir et les crimes n’ont pas été effectivement combattus. En conséquence, les droits civils, en particulier le droit à la vie, ont été sérieusement menacés et les droits des personnes ont été continuellement enfreints.

La fréquence des crimes liés aux armes à feu est élevée. Selon les données publiées par le FBI, le 26 septembre 2016, des armes à feu ont été utilisées dans 71,5% des meurtres du pays, 40,8% des vols et 24,2% des agressions aggravées, en 2015 (ucr.fbi.gov, 26 septembre 2016).
Selon un sondage publié par Arm Gun Violence Archive, il y eu un total de 58 125 incidents de violence armée, dont 385 fusillades de masse aux États-Unis en 2016, faisant 15 039 morts et 30 589 blessés (www.gunviolencearchive.org, 31 décembre 2016 ).
Le 12 juin 2016, un homme armé a tiré à bout portant dans une boîte de nuit surpeuplée d’Orlando, tuant 50 personnes et en blessant 53 autres, une des fusillades les plus meurtrières de l’histoire du pays (www.washingtonpost.com, 12 juin 2016).

Le taux de criminalité a explosé. Selon un rapport intitulé La criminalité aux États-Unis publié par le FBI en 2016, il y eut 1 197 704 crimes violents commis dans le pays en 2015, en hausse de 3,9% par rapport à l’année précédente. Le taux estimé de crimes violents était de 372,6 infractions pour 100 000 habitants, soit une augmentation de 3,1% par rapport au taux de 2014.
Parmi le total des crimes violents de 2015, 63,8% étaient des agressions violentes, 27,3% des vols, 7,5% des viols et 1,3% des meurtres. À l’échelle nationale, on estimait à 7 993 631 les crimes contre les biens, les victimes de ces crimes subissant des pertes estimées à environ 14,3 milliards de dollars américains (ucr.fbi.gov).
En 2015, environ 15 696 cas de meurtres et d’homicides non involontaires ont eu lieu dans tout le pays, selon des données publiées par Statista (www.statista.com).
Le Daily Mail du Royaume-Uni a rapporté, le 26 juillet 2016, que les homicides dans 51 grandes villes américaines, au premier semestre par rapport à l’année précédente, ont grimpé de 15% et que le taux d’homicides à Chicago a augmenté de 48% sur un an (www.dailymail.com .co.uk, 26 juillet 2016). Josh Earnest, alors secrétaire de presse de la Maison Blanche, a souligné que c’était un vrai problème que certaines villes « subissent une vague inquiétante de crimes violents » (www.washingtonpost.com, 14 mai 2016).
Le président américain a également admis que « la criminalité est hors de contrôle et s’aggrave rapidement » (www.dailymail.co.uk, 26 juillet 2016). Les crimes dus à la haine ont également augmenté. Selon Hate Crime Statistics 2015, publié par le FBI, les organismes d’application de la loi ont soumis des rapports d’incident impliquant 5 850 incidents criminels et 6 885 infractions connexes, comme motivés par des préjugés à l’égard de la race, l’origine ethnique, l’ascendance, la religion, l’orientation sexuelle, le handicap, le genre et l’identité de genre (www.fbi.gov, 14 novembre 2016).

La police a abusé de son pouvoir d’application de la loi. Selon les données du crime publiées par le FBI, l’application de la loi a entraîné environ 10 797 088 arrestations en 2015 à l’échelle nationale. Le taux d’arrestation estimé pour les États-Unis en 2015 était de 3 363 arrestations pour 100 000 habitants (ucr.fbi.gov). Au sein de la police des États-Unis, l’abus des armes à feu pendant les arrestations est préoccupant.
Les médias ont recensé 1 348 décès liés aux arrestations entre le 1er juin 2015 et le 31 mars 2016, soit une moyenne de 135 personnes abattues par mois (www.bjs.gov, 22 décembre 2016). Au total, 963 personnes ont été abattues par la police en 2016 (github.com/washingtonpost/data-police-shootings).
Selon un rapport du Washington Post datant du 8 juillet 2016, sur les 509 tués par des policiers américains sur l’année en cours, au moins 124 personnes souffraient de maladie mentale (www.statista.com, 8 juillet 2016).
Les policiers qui tuent des civils sont rarement jugés. Environ 1 000 civils sont tués par la police chaque année, mais seulement 77 agents ont été jugés coupables d’homicide involontaire ou de meurtre pendant une arrestation entre 2005 et 2016 (www.washingtonpost.com, 19 octobre 2016).

Le taux d’incarcération demeure élevé. Selon les données publiées par une firme américaine d’études de marché en avril 2016, les États-Unis avaient le deuxième taux de détenus le plus élevé au monde, avec 693 prisonniers pour 100 000 habitants.
Environ 2,2 millions de personnes ont été incarcérées aux États-Unis en 2014. (www.statista.com, avril 2016) Il y a 70 millions d’Américains qui ont déjà été incarcérés – c’est-à-dire près d’un adulte sur trois (harvardlawreview.org , 5 janvier 2017).
Faites pour abriter environ 13 000 personnes par unité, les prisons états-uniennes hébergent désormais 28 000 prisonniers, soit plus du double de la capacité prévue. La santé des détenus ne peut être maintenue et les maladies infectieuses, dont la tuberculose et la dermatose, sont facilement transmises de l’un à l’autre (Apr.org, 16 décembre 2016).
Le 28 novembre 2016, le site Web du Washington Post informait que deux policiers avaient été emprisonnés pour avoir battu un détenu mentalement malade et avoir falsifié des dossiers pour couvrir leurs abus (www.washingtonpost.com, novembre 28, 2016).
Selon un article du site internet du Washington Post du 19 décembre 2016, des gardiens de prison du comté de Sherriff, Los Angeles, ont battu et maltraité des prisonniers. Son ancien chef a cherché à empêcher une enquête fédérale sur les coups et autres abus perpétués dans le système carcéral du comté de Los Angeles, qu’il gérait. L’enquête a entraîné la condamnation de 20 membres du département (www.washingtonpost.com, 19 décembre 2016).
Le Washington Post a rapporté sur son site internet que le 2 décembre, un gardien du complexe carcéral de Rikers Island dans la ville de New York a « sauvagement » donné des coups de pied à un détenu malade, jusqu’à ce qu’il en meure (www.washingtonpost.com, 2 décembre 2016).
Les décès dans les prisons ont continué à augmenter. Selon les données publiées par le Bureau of Justice Statistics en décembre 2016, entre 2001 et 2014, il y a eu 50 785 décès de détenus aux États-Unis.
Pour la seule année 2014, il y a eu 3 927 décès de détenus dans les prisons étatiques et fédérales. Il s’agit du plus grand nombre de décès de détenus, depuis que le Programme de déclaration des décès en prison (DCRP) a commencé à recueillir des données en 2001.
Le suicide est la principale cause de décès dans les prisons locales. Il y a eu 372 suicides en 2014, soit 13% de plus qu’en 2013. Le nombre de suicides dans les prisons d’État a augmenté de 30% entre 2013 et 2014 (www.bjs.gov, décembre 2016).

II. Les droits politiques compromis

En 2016, la politique menée pour de l’argent, ainsi que le pouvoir en échange d’argent, ont contrôlé une élection présidentielle pleine de mensonges et de farces. Il n’y avait aucune garantie des droits politiques, alors que le public réagissait par des vagues de boycott et de manifestations, afin de montrer au grand jour la nature hypocrite de la démocratie américaine.

La participation électorale et le taux de soutien tombent à des niveaux toujours plus bas. Seuls 55% des citoyens en âge de voter l’ont fait pour l’élection 2016, le plus bas taux de participation en 20 ans (edition.cnn.com, 30 novembre 2016). Un nombre croissant d’Américains ont été déçus ou même en colère à propos de l’élection. Les recherches effectuées avant la tenue de l’élection montrent que de nombreux électeurs qui avaient l’intention de venir voter étaient en colère. Ceux qui n’ont pas voté cette fois sont au-delà de l’antipathie – ils éprouvent une aversion totale pour la chose politique (www.huffingtonpost.com, 6 décembre 2016).

Ce fut l’élection la plus coûteuse jamais vue. Les Américains qui ont postulé à des postes électoraux fédéraux ont dépensé plus que jamais – environ 6,8 milliards de dollars américains. C’est plus que ce que les consommateurs consacrent aux céréales (6 milliards de dollars américains). Les candidats se présentant à la Chambre et au Sénat et les groupes indépendants qui les soutiennent ont dû débourser 410 millions de dollars américains de plus que lors de l’élection présidentielle de 2012 (www.cbsnews.com, 8 novembre 2016).
Selon le site internet du Washington Post, la campagne de Clinton avait réuni 1,4 milliard de dollars américains à la fin de novembre 2016, alors que Trump avait recueilli 932 millions de dollars américains (www.washingtonpost.com, 9 décembre 2016). CNN a rapporté que 2016 était « l’année où l’argent n’a rien apporté à personne », et « l’âge d’or pour être l’homme des masses populaires » (us.cnn.com, 12 novembre 2016).
L’argent dans la politique a déclenché des manifestations nationales, au cours desquelles de nombreux manifestants ont été arrêtés par la police.

Les médias n’ont pas été objectifs et impartiaux. Les médias des États-Unis ont publié un grand nombre de rapports et de commentaires biaisés durant les élections de 2016, démontrant pleinement leur incapacité à rester objectifs ou impartiaux. Les médias ont clairement choisi leur parti pour couvrir l’élection. Parmi les 100 meilleurs quotidiens, 57 ont soutenu le candidat démocrate tandis que 2 seulement soutenaient les Républicains, selon les données révélées par le nombre de mentions médiatiques menées par l’Université de Californie Santa Barbara. Un sondage effectué par l’Université Quinnipiac, le 19 octobre 2016, a également révélé que les médias étaient biaisés dans leur couverture de l’élection présidentielle, un sentiment partagé par 55% des potentiels électeurs américains, dont 90% des Républicains et 61% des électeurs indépendants (Poll.quedu, 19 octobre 2016).

III. Les mauvaises conditions de vie des Américains à revenu faible ou moyen

En 2016, la polarisation sociale aux États-Unis s’est aggravée, la proportion d’adultes occupant un emploi à temps plein atteignant son point le plus bas depuis 1983 (www.gallup.com, 20 septembre 2016), les écarts de revenus se creusant, la classe moyenne atteignant un tournant, en commençant à diminuer (bigstory.ap.org, 12 mai 2016) et les conditions de vie de la classe pauvre se détériorant.

Les écarts de revenu ont continué à s’élargir. Le 17 mai 2016, le site internet du Guardian rapportait que les 500 principaux dirigeants des États-Unis gagnaient 340 fois le salaire moyen des travailleurs, en 2015. Indexés à l’inflation, les salaires des travailleurs ordinaires ont stagné depuis 50 ans (Www.theguardian.com, 17 mai 2016). Businessinsider.com a révélé que, tandis que les salaires des PDG des 350 plus grandes entreprises américaines ont augmenté d’environ 940% entre 1978 et 2015, après ajustement de l’inflation, la rémunération du travailleur typique n’a augmenté que de 10% (Www.businessinsider.com, 15 août 2016). Le site internet du Wall Street Journal indique qu’au cours des 30 dernières années, près de 70% des revenus sont allés aux 10% des Américains les plus riches, phénomène qui a été sarcastiquement nommé la plus étonnante « réussite économique » de ces dernières années par The Time (www.newser.com, 8 décembre 2016).

La classe moyenne se rétrécit.

Le Wall Street Journal rapportait que 92% des personnes nées en 1940 ont gagné plus à 30 ans, que leurs parents quand ils avaient le même âge. Toutefois, pour les personnes nées en 1980, ce pourcentage est tombé à 51 (www.newser.com, 8 décembre 2016).
Selon le cabinet de conseil Gallup, le pourcentage d’Américains qui disaient penser être dans la classe moyenne ou moyenne supérieure a chuté de 10 points de pourcentage, passant d’une moyenne de 61% entre 2000 et 2008 à 51% en 2016. Cette baisse signifie que 25 millions de personnes aux États-Unis ont vu leur situation empirer en termes économiques. (Www.gallup.com, 20 septembre 2016)
Selon un rapport publié par Pew Research Center, le 11 mai 2016, la classe moyenne américaine ne formait plus la majorité de la population, dans près de 25% des grandes villes (bigstory.ap.org, May 12, 2016). De 2000 à 2014, la proportion d’adultes vivant dans des ménages de classe moyenne a chuté de 4 points de pourcentage à l’échelle nationale et a diminué de 6 points de pourcentage ou plus, dans 53 régions métropolitaines (www.pewsocialtrends.org, 11 mai 2016).
Un sondage de Pew a révélé que 62% des 1 500 adultes interrogés ont déclaré que le gouvernement ne se souciait pas suffisamment de la classe moyenne (www.pewsocialtrends.org, 4 février 2016).

Les conditions de vie des populations pauvres et à faible revenu se sont détériorées.

Un Américain sur sept, au moins 45 millions de personnes, vit dans la pauvreté (www.dailymail.co.uk, 10 septembre 2016). Une enquête Pew a montré que 49% des Américains ont dit qu’ils n’arrivaient pas à joindre les deux bouts; 42% réussissent à établir un équilibre entre les revenus et les dépenses (www.pewsocialtrends.org, 4 février 2016). À la fin de 2015, le nombre de sans-abri se situait à environ 500 000 personnes (www.theatlantic.com, 11 février 2016). Ce nombre a augmenté dans les grandes villes. On comptait plus de 60 000 sans-abri dans le Wisconsin (www.usatoday.com, le 16 octobre 2016). Des milliers de personnes à faible revenu dans des secteurs tels que la restauration rapide, les soins à domicile et les aéroports ont fait grève à maintes reprises, pour un salaire minimum à 15 dollars de l’heure (www.theguardian.com, 21 novembre 2016).

L’espérance de vie a baissé.

L’espérance de vie aux États-Unis en 2015 a diminué pour la première fois en plus de deux décennies, selon les données publiées par le Centre national des statistiques de la santé, le 8 décembre 2016. L’espérance de vie des hommes est passée de 76,5 ans en 2014 à 76,3 en 2015, tandis que celui des femmes est passé de 81,3 à 81,2. L’espérance de vie globale est passée de 78,9 à 78,8 ans (www.bbc.co.uk, 8 décembre 2016). Dans le même temps, le taux de suicide a augmenté. Les centres pour le contrôle et la prévention des maladies ont signalé qu’il y a eu 41.149 cas de suicide aux États-Unis en 2013, soit environ 41% de plus qu’en 1999. Le suicide était la dixième cause de décès aux États-Unis en 2013, emportant deux fois plus de vies que l’homicide (www.bls.gov, décembre 2016). En 2015, le taux de suicide aux États-Unis a atteint son niveau le plus élevé en près de trois décennies (www.bbc.co.uk, 22 avril 2016).

Les conditions de santé ont baissé.

Pour les résidents des États-Unis, l’état de santé auto-déclaré a diminué, dans tous les groupes d’âge entre 25 et 59 ans, depuis 1990, selon un rapport de Gallup.
La part de la population active souffrant d’un handicap qui les a empêchés de travailler est passée de 4,4% en 1980 à 6,8% en 2015. Cette situation est liée aux coûts exorbitants et à la faible efficacité du système de santé des États-Unis (www.gallup.com, 15 décembre 2016). Le système de paiement complexe et opaque pour les médicaments sur ordonnance a permis aux cadres des compagnies pharmaceutiques d’imposer des prix extraordinaires pour des médicaments courants qui existent depuis des années, et certaines entreprises ont même utilisé des coupons gratuits pour les patients, afin d’augmenter par dix les prix des médicaments, comme le rapporte le Chicago Tribune du 6 décembre 2016 (www.chicagotribune.com, le 6 décembre 2016).

Le système de sécurité sociale est sérieusement vicié.

Le Des Moines Register a signalé qu’il y avait 1 136 849 demandeurs de prestations d’invalidité fédérales en liste d’attente, ce qui signifiait qu’ils pouvaient attendre jusqu’à 26 mois pour obtenir une audience en droit administratif pour leur demande de prestations (www.desmoinesregister.com, 2016).
Les statistiques publiées par singlemotherguide.com montrent que seules 22,4% des mères célibataires licenciées ou à la recherche d’un emploi recevaient des prestations de chômage (singlemotherguide.com, 17 septembre 2016).
CNN a signalé que 16 systèmes pénitentiaires étatiques n’avaient pas de procédure formelle pour inscrire les prisonniers au Medicaid quand ils réintégraient la communauté. Selon l’article, neuf États n’avaient que de petits programmes dans certaines installations ou pour des groupes limités de prisonniers. Il continue en expliquant que ces 25 États libéraient à eux tous quelque 375 000 détenus par an.
Le rapport de CNN indique également que les deux tiers des 9 000 prisonniers malades chroniques libérés chaque année par les prisons de Philadelphie n’étaient pas inscrits à un système de santé à leur sortie (edition.cnn.com, 12 décembre 2016).

IV. La discrimination raciale s’aggrave

En 2016, les relations raciales aux États-Unis ont continué à se détériorer. Il y a eu de nombreux cas d’Afro-Américains abattus par la police blanche. La discrimination raciale influence fortement l’application de la loi et de la justice. On constate des écarts systématiques entre les races minoritaires et les Blancs, tant dans l’emploi que dans les revenus. Les minorités subissent divers traitements discriminatifs dans les écoles et dans la vie sociale.
Le site internet USA Today a publié, le 14 juillet 2016, un sondage révélant que 52% des Américains croyaient que le racisme contre les Noirs était un problème « extrêmement » ou « très » sérieux. Selon un sondage du New York Times-CBS News, 69% des interrogés ont déclaré que les relations raciales aux États-Unis étaient généralement mauvaises. Six Américains sur dix ont déclaré que les relations raciales s’aggravaient, en hausse par rapport aux 38% d’il y a un an (www.usatoday.com, 14 juillet 2016).

Les cas où la police a tué des Afro-Américains se sont produits à plusieurs reprises. Selon le site internet Mapping Police Violence, la police américaine a tué au moins 303 Afro-Américains en 2016 (mappingpoliceviolence.org, décembre 2016).
Le 5 juillet 2016, Alton Sterling, un Afro-Américain de 37 ans, se battait avec d’autres personnes devant une épicerie à Bâton Rouge, Indiana. Quand la police est arrivée, ils l’ont mis à terre, ont chevauché son corps et l’ont tué de plusieurs coups de feu (edition.cnn.com, 8 juillet 2016).
Le 6 juillet 2016, la police du Minnesota a arrêté une voiture dont l’éclairage arrière fonctionnait mal et a tiré sur un homme afro-américain, Philando Castille, quand il cherchait son permis et sa carte grise. La mère de Castille a déclaré que son fils était « un Noir au mauvais endroit, au mauvais moment » et a déclaré qu’« une guerre silencieuse contre les Afro-Américains » sévissait. Le gouvernement des États-Unis a admis que les deux fusillades mortelles n’étaient pas des incidents isolés, mais symptomatiques de défis plus vastes, au sein du système de justice des États-Unis (www.bbc.com, 7 juillet 2016).
Deux meurtres consécutifs d’Afro-Américains par la police ont déclenché de violentes manifestations dans tout le pays. Le 7 juillet 2016, lors de manifestations à Dallas, au Texas, cinq policiers ont été abattus et neuf autres ont été blessés par un vétéran afro-américain, qui a déclaré vouloir tuer des policiers blancs pour protester contre la brutalité policière (www. Usatoday.com, 14 juillet 2016).
Un rapport du Washington Post sur les fusillades de la police en 2015 a révélé que les Noirs américains étaient 2,5 fois plus susceptibles d’être abattus et tués par la police que les Américains blancs. Les hommes noirs non armés étaient cinq fois plus susceptibles d’être abattus et tués par la police que les hommes blancs sans armes (www.washingtonpost.com, 6 décembre 2016).
Le 17 février 2016, Paul Gaston, un homme de Cincinnati âgé de 37 ans, venait d’être victime d’un grave accident de voiture avant d’être abattu par trois policiers. La police a prétendu que Gaston semblait chercher un pistolet dans sa ceinture, mais c’était une fausse arme. Le jour précédent, un homme blanc avait aussi pointé un faux pistolet contre la police de Cincinnati, mais la police n’a pas tiré un seul coup, a pacifiquement arrêté l’homme pour trouble à l’ordre public.
Le New York Daily News a commenté ces deux incidents et leurs aboutissements différents qui ont mis en évidence les différentes attitudes policières envers les hommes noirs et blancs et le double standard racial en Amérique (www.nydailynews.com, 19 février 2016).
Le site du Washington Post a rapporté, le 6 décembre 2016, qu’Edgar Maddison Welch, âgé de 28 ans, est entré dans un restaurant du nord-ouest de Washington alors qu’il portait un fusil semi-automatique. Welch est sorti du restaurant désarmé et les mains levées, et la police ne l’a pas tué (www.washingtonpost.com, 6 décembre 2016). En revanche, le 16 septembre 2016, Terence Crutcher a été abattu par la police à Tulsa, en Oklahoma. Crutcher avait les mains levées et le dos tourné. L’officier de police a également utilisé un pistolet Taser contre lui (www.cbsnews.com, 19 septembre 2016).

La discrimination raciale dans l’application de la loi et de la justice est une pratique courante. Le site internet du New York Times a rapporté, le 10 août 2016, que Baltimore pratiquait la « tolérance zéro » dans l’application de la loi, ce qui encourageait les policiers à effectuer de nombreuses arrestations, fouilles et incarcérations pour des infractions mineures et très discrétionnaires.
Ces pratiques ont entraîné des violations répétées des droits constitutionnels et statutaires. Les données provenant des services de police du pays ont montré que les policiers utilisant la stratégie de tolérance zéro ont concentré leurs arrestations sur les hommes afro-américains dans les quartiers pauvres, tout en ignorant les mêmes infractions dans les quartiers blancs les plus riches (www.nytimes.com, 10 août 2016).
Un sondage mené par l’Institut de recherche sur la religion publique aux États-Unis a montré que 64% des Afro-Américains ont déclaré que les mauvais traitements infligés par la police constituaient un problème majeur dans leur communauté. Plus de 81% des Américains noirs ont déclaré que les homicides commis contre les Afro-Américains étaient le reflet de la façon dont la police traite les Afro-Américains (www.prri.org, 7 août 2016).
Le site internet du Washington Post a rapporté, le 31 août 2016, qu’il y a cinq ans, la police de South Bend, dans l’Indiana, avait confondu DeShawn Franklin, un étudiant de 18 ans, avec un autre suspect et ont pénétré dans sa maison sans mandat de perquisition. Ils l’ont frappé à plusieurs reprises et ont utilisé un pistolet paralysant contre lui.
En août 2016, le jury a conclu que les agents avaient violé les droits constitutionnels de Franklin et a ordonné à chacun des accusés de payer à Franklin et ses parents un dollar pour la violation de leurs droits. La somme totale fut de 18 dollars en dommages et intérêts. Mario Sims, un pasteur de South Bend, a déclaré que le faible montant de la compensation envoyait un message fort à Franklin et à sa famille : « Vos droits valent un dollar » (www.washingtonpost.com, 31 août 2016).

L’écart entre les minorités et les Blancs s’est agrandi en termes d’emploi et de revenu.
Selon le Bureau américain des statistiques du travail, le taux de chômage pour les Afro-Américains, en décembre 2016, était presque le double de celui des Américains blancs. Le taux de chômage des Latino-Américains était de 35% supérieur à celui des Blancs américains (www.bls.gov, 6 janvier 2017). Le New York Daily News rapportait, le 21 septembre 2016, que l’écart salarial entre les Noirs et les Blancs est le pire en près de quatre décennies.
En 2015, l’écart salarial horaire entre les Noirs et les Blancs s’est élargi à 26,7%, les Blancs gagnant en moyenne 25,22 dollars américains l’heure contre 18,49 dollars pour les Noirs (www.nydailynews.com, 21 septembre 2016). Il y a près de 40 ans, en 1979, l’écart salarial horaire entre les hommes noirs et les hommes blancs était de 22%, mais le chiffre est passé à 31% en 2015.
L’écart salarial horaire entre femmes noires et blanches est passé de 6% à 19% (www.theguardian.com, 20 septembre 2016).
L’American National Women’s Law Center a rapporté que les femmes latinos gagnaient 54 cents pour chaque dollar gagné par les hommes blancs. Les femmes noires et latinos perdraient plus de 877 000 dollars américains et un million de dollars, respectivement, sur une carrière de 40 ans, par rapport à leurs homologues blancs (www.theguardian.com, 16 août 2016).

Les punitions disciplinaires sont clairement différentes entre les groupes raciaux dans les écoles publiques. Les données sur les droits civils du ministère de l’Éducation des États-Unis de 2013 à 2014 montrent que parmi les 2,8 millions d’étudiants renvoyés de l’école, 1,1 million sont des Afro-Américains. La probabilité de renvoi pour les étudiants afro-américains est de 3,8 fois supérieure à celle des étudiants blancs (www.ibtimes.com, 25 août 2016).
Le site internet USA Today a rapporté, le 5 octobre 2016, que l’Indian River School District du Delaware avait mis en place l’école George Washington Carver à Frankford, en tant qu’école d’éducation spéciale pour les étudiants indisciplinés. Dans le district scolaire d’Indian River, les étudiants blancs qui apportent des téléphones cellulaires à l’école voient généralement leurs téléphones confisqués pour une journée, mais un étudiant afro-américain vu avec un téléphone dans le sac à dos est directement envoyé à Carver. Des étudiants afro-américains ont été envoyés à Carver en nombre disproportionné sous divers prétextes et ils ont été soumis à la ségrégation de manière et pour des périodes de temps arbitraires, tandis que leurs besoins éducatifs ont été négligés.
Une coalition de parents a déposé une plainte auprès de la Cour fédérale, affirmant que l’école était devenue un « terrain de décharge » pour les étudiants afro-américains (www.usatoday.com, 5 octobre 2016).

Les musulmans souffrent de plus en plus de discrimination grave. Le site internet du Washington Post a rapporté, le 9 décembre 2016, que 82% des Américains pensaient que les musulmans aux États-Unis faisaient face à la discrimination et une majorité de 57% disaient que les musulmans faisaient face à beaucoup de discrimination, soit sept points de plus que dans le dernier sondage il y a trois ans. Les enquêtes menées par Pew Research Center montrent que les musulmans se classent depuis des années comme le groupe faisant face à la plus grande discrimination aux États-Unis (www.washingtonpost.com, 9 décembre 2016).

La discrimination raciale est vivement condamnée par les Nations Unies. Après avoir mené des enquêtes aux États-Unis du 9 au 29 janvier 2016, le Groupe d’experts sur les personnes d’ascendance africaine du Conseil des droits de l’homme a exprimé de sérieuses inquiétudes concernant les homicides commis par la police, la présence de la police dans les écoles et la violence contre la communauté afro-américaine, les préjugés raciaux dans le système de justice pénale, l’incarcération massive et la criminalisation de la pauvreté qui affecte de façon disproportionnée les Afro-Américains.
Mme Mireille France, qui dirige actuellement le Groupe d’experts des Nations Unies, a souligné : « L’écart persistant dans presque tous les indicateurs du développement humain, comme l’espérance de vie, le revenu et la richesse, le niveau d’éducation, le logement, l’emploi et le travail, entre les Afro-Américains et le reste de la population états-unienne, reflète un niveau de discrimination structurelle créant de facto des obstacles pour les personnes d’ascendance africaine et restreignant l’exercice de leurs droits humains. » (www.un.org, 29 janvier 2016).
Le rapport de ce groupe d’experts de l’ONU montre que le gouvernement américain a manqué à ses obligations de protection des droits des Américains d’origine africaine et que le racisme systématique et structurel continue d’avoir un impact négatif sur les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels des Afro-Américains d’aujourd’hui. Ce rapport critique particulièrement les meurtres policiers et les biais racistes du système judiciaire. Un grand nombre de cas prouvent que la violence et l’usage excessif des armes létales existent dans les processus d’application de la loi et que ces comportements sont pour la plupart exemptés de sanctions pénales.
Les massacres policiers et le traumatisme qui en découle rappellent la « terreur raciale et les lynchages » du passé. L’impunité pour la violence de l’État a entraîné la crise actuelle des droits de l’homme et doit être traitée d’urgence.
Selon le rapport, les meurtres commis par des policiers sur des Américains non armés d’origine africaine ne sont que la pointe de l’iceberg de la discrimination raciale répandue dans le système judiciaire.
Le taux d’incarcération des hommes afro-américains est 5,9 fois plus élevé que celui les Blancs, tandis que celui des femmes afro-américaines est 2,1 fois supérieur à celui des Blanches. Les Afro-Américains ne représentent que 14% de la population des États-Unis, mais ils représentent 36% des prisonniers fédéraux et d’État.
Les Afro-Américains sont considérés comme des groupes criminels dangereux depuis l’enfance et sont confrontés à la présomption de culpabilité. Les Afro-Américains sont plus susceptibles de faire face à de graves sanctions pénales que les Américains blancs, en particulier pour la peine capitale.
Le rapport souligne que les Afro-Américains sont également dans une situation très inégale en matière d’éducation, de soins médicaux, de logement et d’emploi. 26%(plus de 10 millions) d’Afro-Américains restent embourbés dans la pauvreté et 12% vivent dans ce que l’on appelle la « grande pauvreté ».

En 2015, parmi les plus d’un demi-million de sans-abri aux États-Unis, les Afro-Américains constituaient 40,4% de ce groupe (www.un.org, 18 août 2016).

V. Les femmes, les enfants et les personnes âgées manquent de protection

En 2016, la situation de la protection des droits des femmes, des enfants et des personnes âgées aux États-Unis est inquiétante. Les femmes sont payées beaucoup moins, par rapport à leurs collègues masculins qui font le même travail, et elles sont souvent victimes de harcèlement sexuel et d’agression. Le taux de pauvreté chez les enfants est demeuré élevé et des cas de mauvais traitements envers les personnes âgées se produisent de temps à autre.

Les écarts de rémunération entre les sexes demeurent importants. Les femmes étaient payées beaucoup moins, par rapport à leurs collègues masculins qui font le même travail en 2016 (www.washingtonpost.com, 8 mars 2016). Une analyse a révélé que les femmes fonctionnaires de la ville de New York sont payées 18% de moins que les hommes (www.nydailynews.com, 11 avril 2016). L’écart de rémunération entre les sexes des superviseurs de San Diego était encore plus important. Les femmes qui travaillent pour les superviseurs du comté de San Diego gagnent environ 37 000 dollars américains de moins, en salaire annuel moyen avant impôt, que leurs collègues masculins (www.sandiegouniontribune.com, 14 août 2016).
Selon un examen des statistiques du travail par le National Women’s Law Center (www.sandiegouniontribune.com, 10 avril 2016), les femmes représentaient environ 60% des travailleurs californiens gagnant un salaire minimum ou moins.

Le harcèlement et les agressions sexuelles sont fréquents. Le site internet USA Today annonce, le 7 juillet 2016, qu’environ une femme sur quatre affirme avoir été harcelée au travail (www.usatoday.com, 7 juillet 2016). Il ajoute qu’avec beaucoup de victimes trop effrayées pour parler, les avocats et les experts disent que le nombre réel de cas est probablement beaucoup plus élevé.
Le site internet du New York Post, daté du 14 juillet 2016, rapporte qu’une enquête a révélé que le législateur du Tennessee, Jeremy Durham, a utilisé sa position pour harceler sexuellement au moins 22 stagiaires, lobbyistes, employés et travailleurs politiques (nypost.com, 14 juillet 2016).
Dans le domaine de l’application de la loi, la police des États-Unis n’a pas fourni une protection adéquate aux victimes d’agression sexuelle et a une attitude très méprisante face aux victimes. Le 28 octobre, le New York Times rapportait que les agents de Baltimore ont parfois humilié les femmes qui ont essayé de dénoncer une agression sexuelle et ont négligé certaines plaintes déposées par certaines victimes. Certains officiers ont blâmé les victimes ou les ont découragées d’identifier leurs assaillants.
Il y avait même des plaintes selon lesquelles certains policiers ciblaient des membres d’une population vulnérable – les personnes impliquées dans le commerce du sexe – pour les contraindre à leur offrir des faveurs sexuelles en échange de leur non-arrestation, d’argent ou de stupéfiants (www.nytimes.com, 2016).
Un article du Los Angeles Times. du 28 octobre, déclarait que près de la moitié des femmes pauvres ont été attaqués au cours des 12 derniers mois; plus d’un quart d’entre elles ont été agressées sexuellement (www.latimes.com, 28 octobre 2016). À la date du 26 février 2016, des enquêtes fédérales liées à la violence sexuelle étaient en cours dans 167 collèges et universités, selon le ministère de l’Éducation.
Un sondage de la Washington Post-Kaiser Family Foundation de 2015 a révélé que 20% des jeunes femmes qui ont fréquenté le collège pendant une période de quatre ans ont déclaré avoir été agressées sexuellement (www.washingtonpost.com, 5 mars 2016). Un sondage mené auprès des étudiants diplômés de Santa Cruz a révélé que 32,6% des 200 répondants disaient avoir été harcelés sexuellement ou connaissaient quelqu’un qui l’avait été (www.latimes.com, 2 mars 2016).
Des violences sexuelles ont également eu lieu dans les écoles primaires et secondaires. Au cours de l’exercice 2015, le ministère de l’Éducation a reçu 65 plaintes relatives aux droits civils, liées au traitement des violences sexuelles par les districts scolaires de la maternelle à la 12e année – soit le triple de celui reçu l’année précédente (www.washingtonpost.com, 17 janvier 2016).
Le site internet du Miami Herald, le 21 septembre, racontait qu’une fille de 16 ans a dit à son lycée qu’elle avait été agressée sexuellement, mais son école a échoué à répondre correctement et elle a été davantage traumatisée pendant l’enquête. Elle a finalement été renvoyée (www.miamiherald.com, 21 septembre 2016).

La protection des droits des enfants est insuffisante.

L’Institut urbain des États-Unis, le 11 septembre 2016, a publié un rapport indiquant que quelques 6,8 millions de personnes de 10 à 17 ans souffrent d’insécurité alimentaire. Face à l’insécurité alimentaire aiguë, certains jeunes se livrent à des comportements criminels comme la vente de drogues et le vol d’objets à revendre pour de l’argent. Certains jeunes se prostituent pour de l’argent et payer leur nourriture.
Dans quelques communautés, les adolescents parlent d’aller en prison ou d’échouer à l’école (pour pouvoir assister à des cours d’été et prendre le déjeuner scolaire) comme des stratégies viables pour s’assurer des repas réguliers (www.urban.org, 11 septembre 2016).
Un sondage mené par le Pew Research Center a révélé qu’environ 59% des personnes interrogées disent que le gouvernement ne fait pas assez pour les pauvres ou pour les enfants (www.pewsocialtrends.org, 4 février 2016). Un rapport du site internet d’Associated Press, daté du 14 octobre, indiquait qu’au cours des six premiers mois de 2016, des mineurs sont morts suite à des fusillades accidentelles à un rythme d’un jour sur deux (bigstory.ap.org, 14 octobre 2016). Le site internet de USA Today rapportait, le 5 octobre, qu’une nouvelle étude suggère que plus de 160 000 enfants dans 19 États sont victimes de châtiments corporels dans les écoles chaque année (www.usatoday.com, 5 octobre 2016). À la mi-septembre au Texas, suite à de mauvais traitements, plus de 14 000 enfants n’avaient pas été examinés par les enquêteurs dans les temps impartis. Certains enfants décédés dans des cas de violence à l’égard des enfants étaient déjà sur le radar des services de protection de l’enfance (www.mystatesman.com, 4 octobre 2016).

Les personnes âgées vivent dans la difficulté.

Dans un rapport publié sur le site internet du Christian Science Monitor, en date du 15 juin, les estimations du Centre national américain sur la maltraitance des personnes âgées, donnent 5 millions de personnes âgées victimes de violence chaque année, 90% étant maltraitées par des membres de la famille et la moitié par leurs propres enfants. L’abus peut être verbal, financier, physique ou sexuel (www.csmonitor.com, 15 juin 2016). La situation des femmes âgées est tout aussi inquiétante. L’Institut national de la sécurité des retraités a indiqué que les femmes sont 80% plus susceptibles que les hommes d’être appauvries à 65 ans et plus. Les femmes de 75 à 79 ans sont trois fois plus susceptibles (www.chicagotribune.com, 10 juillet 2016).

VI. De flagrantes violations des droits de l’homme dans d’autres pays

En 2016, les États-Unis ont continué à piétiner les droits de l’homme dans d’autres pays, causant d’énormes pertes civiles. Leurs projets de surveillance du monde ont porté atteinte à la vie privée des citoyens d’autres pays, et les États-Unis ont mis en place des camps de détention dans de nombreux endroits du globe, dans lesquels des prisonniers ont été illégalement détenus et torturés.

Les frappes aériennes ont causé un grand nombre de victimes civiles. Selon Airwars, un projet visant à suivre les frappes aériennes au Moyen-Orient, les États-Unis ont organisé à plusieurs reprises des forces de coalition pour lancer des frappes aériennes contre les forces militaires en Irak et en Syrie, depuis le 8 août 2014. Au 19 décembre 2016, Les États-Unis ont effectué 7 258 frappes aériennes contre l’Irak et 5 828 contre la Syrie, causant 733 incidents et un nombre estimé de morts civiles situé entre 4 588 et 6 127 (www.airwars.org, 19 décembre 2016).
Selon un rapport du site du Los Angeles Times du 2 décembre, un raid aérien américain a tué au moins 15 civils dans la province de Nangarhar en Afghanistan (www.latimes.com, 2 décembre 2016). Depuis 2009, le nombre de civils tués par les drones américains est de plus de 800, au Pakistan, au Yémen et en Somalie (www.theguardian.com, 1er juillet 2016).

La question de la détention illégale et de la torture de prisonniers d’autres pays est restée sans solution.

Le gouvernement des États-Unis a promis de fermer le camp de détention de Guantánamo Bay en 2009, mais au 4 décembre 2016, il y avait encore 59 détenus (www.cnn.com, 4 décembre 2016). Selon un article du Washington Post du 14 juin, l’American Civil Liberties Union (ACLU) a intenté un procès contre la CIA pour violation de la « liberté d’information » et l’a contraint à publier 50 documents déclassifiés. Un rapport déclassifié révélait que dans une prison de la CIA en Afghanistan connue sous le nom de fosse à sel, le militant Gul Rahman a été placé dans une cellule « extrêmement froide », a été torturé en versant de l’eau sur son corps et est mort d’hypothermie pendant sa détention (www.washingtonpost.com, 16 juin 2016). Un document intitulé Description des pressions physiques décrit comment la CIA torture des détenus, par des gifles au visage, l’utilisation de couches, d’« insectes » et d’« enterrement simulé ».
En novembre 2016, le procureur en chef de la Cour pénale internationale a déclaré dans un rapport que les forces armées américaines et la CIA auraient commis des crimes de guerre en torturant des détenus en Afghanistan (www.csmonitor.com, 15 novembre 2016).

Les États-Unis ont continué leurs projets d’espionnage à grande échelle.

Les services de renseignement des États-Unis ont placé sous surveillance à long terme des dirigeants et hommes politiques d’autres États, des institutions diplomatiques et des gens ordinaires. Depuis que l’agent de la National Security Agency (NSA), Edward Snowden, a divulgué les programmes de surveillance américains aux médias en juin 2013, les États-Unis ont continué à étendre leur surveillance des chefs de file et des dirigeants d’autres États, malgré les critiques. En 2016, la CIA a investi dans l’espionnage de Twitter, Facebook, Instagram et d’autres médias sociaux (theintercept.com, 15 avril 2016). Un gratte-ciel sans fenêtre de Manhattan semble être un lieu secret utilisé pour le programme de surveillance de la NSA qui visait non seulement les communications nationales, mais aussi le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et au moins 38 pays (www.independent.co.uk, 17 novembre 2016). Une base d’espionnage appelée Titanpointe au siège de la NSA a utilisé l’équipement d’entreprises comme AT & T et a espionné les appels téléphoniques, les fax et les données Internet, interceptant des données satellitaires, y compris des e-mails, des chats, des appels Skype, des mots de passe et des historiques de navigation Internet. Les États-Unis ont fait l’objet de nombreuses critiques de la part de la communauté internationale.

Source Xinhua Traduit par Wayan, relu par nadine pour le Saker Francophone

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