LES VISAGES ACTUELS DE L’IMPERIALISME EN AFRIQUE.
Francis ARZALIER
L’héritage colonial.
Quand on observe le monde actuel, les relations nord-sud comme
on dit, on ne peut oublier que les pays du sud, en Afrique, Asie et ailleurs,
portent en eux l’héritage de la période coloniale :
dès le 17ème siècle, la déportation par les négriers
européens de plus de dix millions d’esclaves arrachés à
l’Afrique et destinés à produire la canne à sucre
et les autres produits tropicaux aux Antilles pour la clientèle européenne.
Ensuite, avant 1910, l’Afrique et l’Asie ont été partagés
en empires coloniaux, au profit des dirigeants politiques et économiques
de l’Occident industriel, la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne,
la Belgique, les USA, etc… Cette réalité coloniale, je vais
pour la décrire, donner la parole à un grand écrivain et
un militant exemplaire, Aimé Césaire, dont le président
Sarkozy a essayé sans vergogne d’utiliser les obsèques.
Il a écrit ce texte intitulé « le colonialisme n’est
pas mort » dans la revue Nouvelle Critique, en janvier 1954. Il n’y
a pas une ligne à changer :
La première idée qu’impose l’examen de la réalité
est celle-ci : le colonialisme est un régime d’exploitation
forcenée d’immenses masses humaines, qui a son origine dans la
violence et qui ne se soutient que par la violence.
Je sais bien que l’on a essayé d’obscurcir cette idée
initiale, de la dénaturer, qu’en particulier, pour les besoins
de la cause, on a voulu faire de la colonisation un aspect de je ne sais quel
dynamisme de la civilisation. Mais cette entreprise de mystification a de moins
en moins de chance de réussir et le meilleur signe de cet échec
est que même les tenants les plus ardents de l’action colonisatrice
ont de plus en plus de mal à se maintenir au niveau de ce mensonge.
Je n’en veux pour preuve que l’aveu dépouillé d’artifices
de ce colonialiste forcené qu’est M. Albert Sarraut, qui écrit
dans Grandeur et Servitude coloniales les lignes suivantes :
« Ne rusons pas. Ne trichons pas. A quoi bon farder la vérité ?
La colonisation, au début, n’a pas été un acte de
civilisation, une volonté de civilisation. Elle est un acte de force,
de force intéressée. C’est un épisode du combat pour
la vie, de la grande concurrence vitale qui, des hommes aux groupes, des groupes
aux nations, est allée se propageant à travers le vaste monde.
Les peuples qui recherchent dans les continents lointains des colonies et les
appréhendent, ne songent d’abord qu’à eux-mêmes,
ne travaillent que pour leur puissance, ne conquièrent que pour leur
profit. Ils convoitent dans ces colonies des débouchés commerciaux
ou des points d’appui politiques. De l’aventure engagée,
la pensée de civilisation n’est point la promotrice ; elle
pourra incidemment accompagner, elle ne dirigera pas l’opération.
Qui dit civilisation dit altruisme, dessein généreux d’être
utile au prochain ; la colonisation, à ses origines, n’est
qu’une entreprise d’intérêt personnel, unilatéral,
égoïste, accomplie par le plus fort sur le plus faible. Telle est
la réalité de l’histoire ».
Le mécanisme colonial peut se résumer, finalement assez schématiquement à trois caractéristiques essentielles :
Dans les années 1960, le système colonial s’est effondré, notamment grâce aux insurrections des peuples coloniaux comme celui d’Algérie, et toutes les colonies françaises d’Algérie ont obtenu leur indépendance politique. Indépendance théorique, la plupart du temps mise en place par les autorités coloniales, en collaboration avec leurs alliés locaux africains. Ainsi, tous les pays d’Afrique noire francophone (à l’exception de la Guinée) ont accepté pour accéder à l’indépendance formelle des accords diplomatiques, militaires, économiques qui réduisaient le gouvernement du pays à être un simple exécutif des décisions prises à Paris. Ce système, souvent appelé néo-colonial, a vu l’armée française intervenir plusieurs dizaines de fois en quarante ans, pour installer ou rétablir un gouvernement africain à sa dévotion. La domination économique de la France dans son ancien domaine colonial était en 1980 aussi importante qu’avant, les entreprises françaises contrôlaient mines, ports, plantations, pétrole, de façon quasi exclusive, du Gabon en Côte d’Ivoire, de Mauritanie au Niger. Par ailleurs, si les pays africains ont, entre 1960 et 1980, fait des progrès réels en matière d’éducation et de santé, ils restent sous-développés, réduits à l’exportation de matières premières, et à acheter les produits industriels, vêtements, outillage, qu’ils ne produisent pas.
A la veille du 21ème siècle, le discours répandu
était euphorique : la guerre froide terminée, on allait entrer
dans un monde sans conflits, sans problèmes, voire dans « la
fin de l’histoire » selon certains idéologues étasuniens.
La réalité est toute autre, le monde de plus en plus chaotique,
parce qu’il est de plus en plus inégalitaire, à l’intérieur
de chaque pays, et entre les pays.
L’impérialisme existe-il encore ?
« Impérialisme » n’est pas
un terme péjoratif, distribué au hasard, chaque fois que l’on
veut dénoncer une politique extérieure qui ne nous convient pas.
C’est une réalité définie par les dictionnaires Larousse
ou Quillet comme « une politique d’expansion et de domination
d’un pays ou d’un état par un autre état ».
La définition marxiste va plus loin, qui en fait depuis les travaux de
Lénine et Rosa Luxemburg au début du 20ème siècle,
une conséquence inéluctable du capitalisme parvenu à un
stade de concentration très forte des entreprises, contrôlées
par une oligarchie financière née de la fusion entre capital bancaire
et capital industriel. Confrontée aux crises régulières
de « surproduction », cette oligarchie a toujours besoin
de nouveaux débouchés pour exporter les marchandises produites
et surtout les capitaux à la recherche de profits. D’où
cette course sans pitié aux « zones d’influence »,
par le biais des états les plus puissants, le partage du globe au 20ème
siècle en empires coloniaux concurrents, les conflits entre puissances
impérialistes générant deux guerres mondiales successives,
etc.
La décolonisation qui a suivi l’écrasement du nazisme, l’indépendance
formelle des pays d’Afrique et d’ailleurs après 1960, n’ont
rien changé sur le fond et ont laissé jusqu’à aujourd’hui
persister un système impérialiste changeant simplement de forme
au fil du temps. Dans notre monde très inégalitaire dominé
par quelques grandes puissances hyper développées économiquement
(le G7), à la tête desquelles les USA font figure de leader mondial
depuis la disparition de l’URSS, les trois quarts des « pays
du sud », l’Afrique notamment, sont en état de sujétion,
réduits comme à l’époque coloniale à vendre
des matières premières et à acheter des produits industriels
que le sous-développement économique ne leur permet pas de fabriquer.
Cette réalité de la domination impérialiste a des formes
multiples : politiques et diplomatiques (des accords inégaux donnent
depuis 1960 à l’état français un droit de regard
sur les choix des gouvernements africains des anciennes colonies), économiques
(la vague de privatisation en Afrique depuis 15 ans a entraîné
une véritable « recolonisation » par des intérêts
étrangers de services aussi vitaux que l’eau, l’énergie,
le téléphone), militaires, (depuis les indépendances, l’état
français conserve dans ses anciennes colonies africaines des bases militaires),
culturelles (les infos radios et télé, les films projetés
en Afrique sont pour l’essentiel d’origine occidentale et diffusent
le mirage de sociétés occidentales où, certes, il y a des
méchants et des gentils, mais où tout le monde vit dans l’opulence).
Les définitions de l’impérialisme citées plus haut
sont donc plus que jamais valables à quelques nuances près :
Où en est l’impérialisme français ?
Il existe toujours, surtout en Afrique, multiforme et prédateur comme il y a 30 ans.
La politique migratoire de la France.
La politique du pouvoir de Sarkozy à l’égard de l’immigration a deux aspects, qui peuvent paraître parfois contradictoires, et qui sont en fait complémentaires.
Le résultat de cette nouvelle forme de la traite, conséquence directe de l’impérialisme mondial est parfois effarant. Le journal algérien El Watan en donne la mesure pour son pays : depuis 1989, 80 000 diplômés ont quitté l’Algérie ; près de 50 000 cadres algériens font profiter de leurs compétences les USA ou le Canada ; 7 000 médecins et 3 000 informaticiens qualifiés sont établis en Europe. Selon le scientifique Abdelkader Djeflat, on peut estimer l’apport des compétences algériennes aux pays d’accueil à 45 milliards de dollars annuels. Savez-vous qu’il y a plus de médecins béninois à l’extérieur qu’au Bénin ?
Dénoncer ce pillage des hommes des pays « du
Sud », notamment africains, par les grandes puissances mondiales,
y compris la France, ne contredit en rien notre attachement au droit de tout
homme de se déplacer vers le pays de son choix, prévu par la Charte
Universelle de 1948, même s’il est logique que chaque nation ait
le pouvoir de réglementer les modalités de ces déplacements.
Mais pour que ce droit ne soit pas vide de sens, il faudrait que chacun
ait la possibilité de vivre dans son pays de son travail, et en sécurité.
Ce n’est actuellement pas le cas pour des millions d’hommes et de
femmes d’Afrique ou d’ailleurs, acculés à la misère,
au chômage, aux persécutions, parce que leur pays a hérité
de la période coloniale et des pressions impérialistes le sous-développement
économique, l’absence d’industries et d’agricultures
nourricières. Les hommes ne quittent pas leur pays d’origine par
plaisir, ou caprice, mais parce qu’ils ne peuvent y vivre normalement.
Le monde court à l’apocalypse, si les pays du Sud ne peuvent à
terme développer industries de transformation et cultures vivrières.
Notre devoir de citoyens des pays développés économiquement
est d’exiger de nos gouvernements de les y aider ; la proposition
ci-dessous devrait être portée par toutes les organisations démocratiques
françaises, ONG, partis politiques, syndicats, etc. :
La France consacre chaque année environ 20 milliards d’euros à
des dépenses d’impérialisme militaire, qui sont à
la fois injustifiées, dangereuses pour la paix, et coûteuses. Le
bon sens veut au contraire :
1.Le retour définitif de tous les soldats français engagés
dans des conflits, en Afghanistan, au Tchad, etc.
2.La fermeture de toutes les bases militaires françaises à l’extérieur,
en Afrique, au Golfe Persique (Abu Dhabi).
3.L’utilisation par la France des milliards d’euros ainsi économisés
à des investissements productifs, industriels et agricoles, répondant
aux besoins des consommateurs locaux, dans les pays d’Afrique « francophone »
notamment, dont les citoyens sont obligés d’émigrer, faute
d’emplois, de ressources et de sécurité.
Les visages mondialistes de l’impérialisme
L’impérialisme français de 2004 s’insère délibérément dans un système impérialiste mondialiste, exprimé par de multiples organismes supranationaux ; le substrat de ce système est constitué par les sociétés multinationales, dont le siège social est situé dans la mouvance d’un état impérialiste mais dont le capital peut provenir de nombreux pays. Ainsi, une grande partie de la bourgeoisie française possède des actions de transnationales centrées aux USA, ce qui explique son attirance pour les choix atlantistes (cf. l’évolution de la droite avec Sarkozy). Dans la plupart des pays d’Afrique, les Ambassades de rance ont pour rôle essentiel de convaincre les dirigeants politiques locaux d’appliquer avec célérité les prescriptions du FMI et de l’ OMC.
L’impérialisme des USA à l’offensive
Le développement des dimensions mondialistes de l’impérialisme n’empêche pas la persistance des contradictions inter impérialistes ; elles sont très fortes en Afrique, surtout entre un impérialisme français sur la défensive qui a hérité de son histoire une influence disproportionnée par rapport à sa puissance sur l’échiquier mondial, et un impérialisme étasunien conquérant, qui progresse partout, de l’Afrique australe aux grands lacs, de la Corne au Maghreb et au Sahel, notamment depuis la disparition de l’URSS. Sa pénétration est multiforme.
Le choc des impérialismes et les conflits africains
Il serait absurde de défendre un impérialisme contre son concurrent : Ils sont tous aussi néfastes aux peuples africains. Mais ce n’est nullement dédouaner l’impérialisme français que de constater le rôle essentiel de l’impérialisme étasunien dans l’explosion de guerres et de massacres qui ravagent le continent africain. Il est nécessaire de discerner le choc des impérialismes dans quelques conflits d’une Afrique qui n’est plus celle des années 60 à 80. Le développement des dimensions mondialistes de l’impérialisme n’empêche pas la persistance des contradictions inter-impérialistes. Elles sont très fortes en Afrique, surtout entre un impérialisme Le développement des dimensions mondialistes de l’impérialisme n’empêche pas la persistance des français sur la défensive, qui a hérité de son histoire une influence disproportionnée par rapport à sa puissance sue l’échiquier mondial, et un impérialisme étasunien conquérant, qui progresse partout. Le dernier exemple sanglant de cet affrontement par Africains interposés fut le Rwanda en 1994, qui vit les partisans de la France massacrer près d’un million d’hommes en un immense pogrom raciste, et perdre le pouvoir malgré tout au profit du FPR pro-américain.
Depuis, la situation a changé. Avec l’arrivée
de Sarkozy, le rapprochement avec les dirigeants US se marque en Afrique aussi.
Il y a quelques mois, l’intervention militaire française au Tchad
en faveur de Deby avait pour but de protéger l’exploitation du
pétrole par la France et les USA.
La base militaire de Djibouti, longtemps exclusivement française, est
aujourd’hui surtout étasunienne. Il est vrai que de nouveaux
concurrents se profilent, comme la Chine, l’Inde ou le Brésil,
qui proposent parfois aux pays africains des conditions bien plus avantageuses,
parfois même une certaine industrialisation, selon une logique qui n’est
plus exclusivement coloniale.
Dans ce nouveau contexte, rien d’étonnant à voir se multiplier
les conflits, qui correspondent à une remise en cause des zones d’influence.
Les peuples sont rarement gagnants à ce « grand jeu ».
Les comparses de l’impérialisme
Le déclenchement des conflits en Afrique n’est
pas de la seule responsabilité des impérialismes les plus forts
dans le continent, étasunien, français, « européen »,
etc.
L’implication de volontés impériales secondaires est souvent
très lourde, qu’elles agissent en simples porte-paroles ou supplétifs
des prédateurs majeurs , ou à leur profit exclusif (les
deux se combinent souvent).
• Ainsi, des anciennes puissances coloniales comme Royaume Uni
et Pays Bas, très liées aux USA (ce sont pour l’essentiel
des soldats britanniques qui ont « pacifié »
Libéria et Sierra Léone), Portugal, Italie, Allemagne, qui agissent
surtout par le biais de la communauté européenne.
• Ainsi, pour Israël, très présent dans de nombreux
pays d’Afrique noire par ses services secrets (Mossad), ses conseillers
militaires et de sécurité ; cela en coopération
avec les USA mais aussi par des trafics spécifiques (ventes d’armes,
de diamants, etc.)
• Evidemment, les volontés de conquête et pillage à
leur profit de certains dirigeants des états africains ne doivent pas
être sous-estimées, elles s’ajoutent aux calculs géopolitiques
des grandes puissances qui les soutiennent et les débordent parfois :
• Ainsi, l’Ouganda de Museveni et surtout le Rwanda de Kagame
ont déjà conquis et mis au pillage l’est de la RDC ;
le Maroc maintient son occupation du Sahara occidental et refuse toute solution
d’auto-détermination grâce au soutien de la France et à
l’ambiguïté des USA.
• L’action d’autres gouvernants africains est parfois très
complexe, on ne peut en juger qu’au cas par cas : la Libye de Khadafi,
quelles que soient ses contradictions, a une influence positive, en Afrique
sahélienne, quand elle finance des profits qui, autrement le seraient
par l’Arabie Saoudite intégriste ou le FMI et ses diktats impérialistes.
Mais aujourd’hui, Khadafi se rapproche des puissances occidentales pour
obtenir leur assentiment à un leadership libyen en Afrique… L’Afrique
du sud, libérée de l’apartheid, seule puissance industrielle
du continent, reste un pays capitaliste dans lequel l’héritage
des combats de libération nationale et le mouvement ouvrier sont forts.
Les stratèges de Washington s’efforcent d’en faire un relais
de leur influence diplomatique et économique en Afrique et trouvent
une oreille complaisante auprès d’une certaine bourgeoisie noire
sud-africaine. Les interventions nombreuses du président Mbeki (Congo,
Côte d’Ivoire) reflètent cette complexité.
• Aujourd’hui la Chine, grande puissance en devenir, devient
de plus en plus active en Afrique, d’Algérie au Soudan et au
Gabon. Elle peut avoir un rôle progressiste quand elle permet à
un pays africain d’échapper au tête à tête
avec les multinationales occidentales. Ceci dit, le développement impétueux
de l’économie chinoise se fait sur la base d’un capitalisme
brutal qui peut à l’avenir, devenir expansionniste. Les mêmes
contradictions valent pour l’Inde et le Brésil, qui ont certes
des gouvernements « de gauche », mais une économie
capitaliste en expansion et conquérante en Afrique.
• Enfin, si les impérialismes manipulent et utilisent partout
en Afrique les ethnicismes, les intégrismes, les terrorismes à
leur profit, ils ne les inventent pas : les politiciens africains qui
cultivent démagogiquement ces haines entre peuples, religions et cultures
ont une grande responsabilité dans les conflits impérialistes
et doivent être dénoncés.
Rappelons enfin que si l’impérialisme est bien présent en 2008 en Afrique, sa nocivité est très réelle aussi dans les autres continents : occupation de l’Irak et colonisation de la Palestine, menaces de guerre contre l’Iran, bases US projetées en Europe de l’Est contre la Russie, dépeçage des Balkans et du Caucase, menées contre les gouvernements anti-impérialistes en Amérique Latine (Cuba, Vénézuela, etc.) : tout cela ne peut être abordé dans le cadre de cet article.
Références bibliographiques
(1) Informations et
commentaires, n° 127, avril-juin 2004-
(2) Revue Jeune Afrique. L’Intelligent,
n°2291, 5 au 11 décembre 2004
(3)Pascallon (direction de) La politique
de sécurité de la France en Afrique. L’Harmattan 2004.
P. Bohn, sur la genèse du NEPAD
(4)Pascallon. Déjà cité, J.P. Benoit, sur les liens économiques
franco-africains
(5)Pascallon, déjà cité. Relations militaires franco-africaines
(6)Extrait d’un ouvrage collectif à paraître en 2005 au
Temps des Cerises sur « Les conséquences de la disparition
de l’URSS en Afrique ».
(7)Pascallon déjà cité. P.A. Wiltzer, sur le commerce
africain.
(8)Pascallon, déjà cité, Abdou Fall, J.P. Benoit, Scarbonchi,
Dumoulin, sur les actions européennes en Afrique.
(9)Monde diplomatique. Juillet 2004. P. Abramovici. Activisme
militaire de Washington en Afrique.
(10)Pascallon, déjà cité,
W. Cosby, sur « l’aide militaire » US
(11)Monde diplo Juillet 2004. Abramovici
déjà cité,
(12)El Watan. 2 mars et 16 août
2004. S. Tlemçani et A. Kharief.