Les
centrales syndicales de France appellent « l’ensemble des salariés du
public et du privé, des petites aux grandes entreprises, les demandeurs
d’emploi, et les retraités à une journée nationale d’actions et de
mobilisation » pour « le développement de l’emploi, contre la
précarité que vient renforcer le Contrat Nouvelles embauches, l’amélioration du
pouvoir d’achat et les droits collectifs et individuels des salariés ».
Partout en France les travailleurs du pays vont ensemble donner de la voix pour
exiger d’être entendus par les patrons et le gouvernement frappés de surdité par
les profits colossaux qui les enivrent.
SARKOZY
a fixé à 23.000 le nombre des expulsions d’étrangers pour l’année 2005.
Constatant fin août que le chiffre atteint est de 12.849, SARKOZY a lancé
une vague de rafles à travers tout le pays. Il n’hésite même pas à faire passer les
victimes des incendies criminels pour les « coupables », et
organise des expulsions manu militari sans relogement des pauvres français,
immigrés ou sans papiers et leurs familles.
SARKOZY
dit aux Préfets : « je sais que l’efficacité accrue de l’OFPRA et
de la Commission de recours a pour effet d’augmenter le nombre de déboutés du
droit d’asile et de leurs familles ». Le Ministre Nostradamus ajoute
que « j’ai également décidé d’accélérer encore le programme de rétention
administrative…le nombre total de places…atteindra 1800 en juin 2006 ».
L’amalgame
« immigration, criminalité, immigration clandestine » est passé de
la bouche de LE PEN à celle de SARKOZY qui chasse ouvertement sur les terres
électorales du Front National. Tout comme les promesses non tenues de JOSPIN,
attention danger, SARKOZY creuse le sillon d’un retour du 21 avril
2002.
Les
résultats de la politique CRS sont : la multiplication des refus suite à
des examens de dossiers bâclés, la démultiplication des rafles par des
opérations coups de poings dans des lieux publics, dans les écoles pour arrêter
des enfants et obliger les parents à se rendre à la police, les expulsions de
squats ciblés, etc. Le secrétaire du syndicat de la police FO de Metz a eu ce
mot très significatif : « Même les Collègues (de la police chargée des
expulsions) les plus durs chez nous ne comprennent pas » (Libération du
20/09/05).
L’acharnement
répressif sans scrupule contre les plus faibles, les plus démunis, les sans
papiers présentés comme boucs-émissaires du désastre social d’un gouvernement
incapable de résoudre les drames sociaux que génère sa politique ultra libérale,
est un ban d’essai pour la répression contre tout le
monde.
Le
mouvement syndical et démocratique doit absolument prendre sous sa protection
les victimes sans papiers qui résistent à la vague répressive massive du
gouvernement CRS, exiger l’arrêt de la répression, de l’arbitraire et le
respect de l’état de droit.
Les
Sans Papiers sont les esclaves salariés de patrons qui ne les déclarent pas au
fisc. Les Sans Papiers sont des travailleurs étrangers qui sont des
« numéros de dossiers » dans les Préfectures et sont niés dans
leur droit à l’existence légale. Les Sans Papiers sont les travailleurs de
« la France des caves » des secteurs d’activités qui ne sont
pas « délocalisables » : le bâtiment, l’hôtellerie, la
restauration, le nettoyage, le gardiennage, l’agriculture,
etc.
Les
Sans Papiers travaillent, produisent, mais sont exclus du droit à la retraite, à
l’augmentation du salaire, à la réduction du temps de travail, des garanties
collectives et du code du travail. Par contre les Sans Papiers sont de par leur
conditions ultra-précaires les victimes « du plein
emploi » réel mais dissimulé par les
patrons.
Nous
sommes dans la 9éme année de combat avec la fierté d’avoir arraché des centaines
de milliers de régularisations et souvent avec l’aide de militants syndicaux.
Mais des milliers d’autres poursuivent la longue marche pour qu’aucun être
humain, qu’aucun travailleur ne soit illégal. C’est eux que SARKOZY tente
d’effrayer par la brutalité policière.
La
mobilisation des autres frères travailleurs légaux est l’occasion de faire la
preuve de notre communauté de sort et de combat. Nous refusons la
division.
La CNSP est à vos côtés dans l’unité de lutte Public/Privé/Chômeurs/SDF/Sans Papiers pour la satisfaction de nos légitimes revendications et pour arrêter la machine infernale de la broyeuse sociale patronale et gouvernementale.
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