Etienne CHOUARD se sent moins seul:
 
Il annonce ce matin avoir reçu un petit livre qu'il attendait,  intitulé « La nouvelle Union européenne. Approches critiques de la Constitution européenne », (éd. XF de Guibert), sous la direction d’Olivier Gohin et Armel Pécheul (professeurs à l’Université de Paris II et d’Angers), dont voici le sommaire:
 

Chapitre 1 :  le contrôle de constitutionnalité du traité : le double jeu du conseil constitutionnel, par Frédéric Rouvillois, professeur à l’Université de Paris V.  12 pages importantes pour comprendre les défauts du Traité que le Conseil Constitutionnel a "oublié" de détailler dans son arrêt du 19 novembre 2004.

Chapitre 2 :  La souveraineté comme principe d’imputation, par Michel Troper, professeur à l’Université de Paris X, membre de l’Institut Universitaire de France. Ce principe est ce qui permet de comprendre et d’accepter la nécessité de l’obéissance. Absolument passionnant, on est aux sources du droit. Tout le monde est concerné.  20 pages.

Chapitre 3 :  La primauté du droit communautaire sur la constitution française : l’abrogation implicite de la Constitution, par Armel Pécheul, professeur à l’Université d’Angers. 20 pages.

Chapitre 4 :  La nature de la nouvelle Union européenne, par Olivier Gohin, professeur à l’Université de Paris II. Le nouveau Traité est une véritable Constitution dès lors qu’elle correspond à la définition matérielle de toute constitution : organisation des pouvoirs publics et garantie des libertés fondamentales, avec identification d’un pouvoir constituant (…) la nouvelle Union européenne réunit, dès à présent, les éléments nécessaires de la définition de l’État (…). 20 pages.

Chapitre 5 :  La personnalité juridique de l’Union, par François-Guillhem Bertrand, professeur émérite à l’Université de Paris XI. La personnalité donnée à l’Europe efface celle des États membres lorsque l’Europe s’exprime.  6 pages.

Chapitre 6 :  la place des États membres au sein de l’Union et dans le concert des nations, par Michel Clapié, professeur à l’Université de Montpellier I. Le traité conduit naturellement à la dépossession des États membres de leurs compétences originelles et les soumet à l’implacable tutelle de l’Union sous le double effet d’une emprise technocratique  accrue et d’un véritable carcan idéologique. Il ne garderont de l’État que l’apparence et le nom.  31 pages.

Chapitre 7 :  Les valeurs et objectifs de l’Union, par Anne-Marie Le Pourhiet, professeur à l’Université Rennes I.   14 pages au vitriol.

Chapitre 8 :  Le déficit démocratique du traité établissant une Constitution pour l’Europe, par Alain Laquièze, professeur à l’Université d’Angers. Méfiance envers les peuples et démocratisation toute symbolique. 20 pages.

Chapitre 9 :  La charte des droits fondamentaux contre les droits de l’homme, par Jean-Philippe Feldman, professeur à l’Université de Vannes. Loin de promouvoir les droits de l’homme, la Charte risque de les affaiblir dangereusement.

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