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| Réunion 2005
du Groupe de Bilderberg |
10.05.2005 |
Le Groupe de Bilderberg s'est réuni du 5 au 8 mai
2005 à Rottach-Egern en Allemagne, à 60 kms à l'est de Munich. Le
lieu choisi était le Dorint Sofitel, un hôtel 5 étoiles au bord d'un
lac et entouré d'un vaste parc. Comme d'habitude, le lieu a été vidé
de ses clients ordinaires avant l'arrivée des Bilderbergers, et tous
les accès à l'hôtel ont été bouclés par les forces de sécurité allemandes
renforcées par des agents de la CIA.
Les discussions ont porté sur l'Iran, l'Irak et le Moyen-Orient en
général, sur la Chine, la Russie, les relations USA-Europe, et sur
la situation économique mondiale.
Liste des principaux participants: (par ordre alphabétique)
Jozias Van Aartsen (leader du Parti Libéral néerlandais), Joseph Ackermann
(Deutsche Bank), Joaquin Almunia Amann (Commissaire européen), George
Alogoskoufis (ministre de l'économie de Grèce), Ali Babakan
(ministre de l'économie de Turquie), Jose Manuel Durao Barroso
(président de la Commission Européenne), Franco Bernabe (Rothschild
Europe), Nicolas Beytout (Les Echos, Le Figaro), John Browne (BP),
David Byrne (ex-Commissaire européen), Philippe Camus (EADS), Henri
de Castries (Axa), Bertrand Collomb (Lafarge), Pascal Couchepin (ex-pdt
Suisse), George David (Coca Cola), Etienne Davignon (Société Générale
de Belgique + Suez Tractabel), Thérèse Delpech (Atomic Energy Commission),
Mathias Döpfner (Axel Springer group), John Elkann (Fiat), William
Ford Jr. (Ford), Timothy Geither (FED, banque centrale US), Donald
Graham (Washington Post), Timothy Geithner (FED, banque centrale US),
Eival Gilady (conseiller d'Ariel Sharon), Antonio Guterres (ex-premier
ministre du Portugal, président de l'Internationale Socialiste), Richard
Haas (pdt du CFR), Richard Holbrooke (Perseus + CFR), Jaap Hoop Scheffer
(secrétaire général de l'OTAN), Allan Hubbard (US National Economic
Council), James Johnson (Perseus), Vernon Jordan (Lazard Frères),
John Kerr (Shell), Henry Kissinger (Kissinger Associates),
Klaus Kleinfeld (Siemens), Hilmar Kopper (Daimler Chrysler), Bernard
Kouchner, Josee Marie Kravis (Hudson Institute), Nelly Kroes
(Commissaire européenne), Pascal Lamy (OMC, ex-Commissaire
européen), Michael Ledeen (American Enterprise Institute), Mogens
Lykketoft (pdt Parti Social-démocrate danois), Jessica Mathews (Carnegie
Endowment for International Peace), Kenneth Mehlman (comité national
du Parti Républicain US), Angela Merkel (présidente de la CDU-CSU,
principal parti de la droite allemande), John Micklethwait (The Economist),
Thierry de Montbrial (IFRI), Mario Monti (ex-Commissaire européen),
Matthias Naas (Die Zeit), Helena Nemirovskaya (Moscow School for Political
Studies), Jorma Ollila (Nokia), Tomaso Padoa-Schioppa (Banque Centrale
Européenne), Loyola de Palacio (Parti Populaire espagnol, ex-Commissaire
européenne), George Papandreou (PASOK, parti socialiste grec), Franck
Pearl (Perseus), Norman Pearlstine (Time magazine), Richard Perle
(American Enterprise Institute), Friedbert Pfüger (CDU-CSU), Rodrigo
de Rato y Figaredo (FMI - Fond Monnétaire International), Reine Beatrix
des Pays-Bas et Prince Philippe (souverains des Pays-Bas), David
Rockefeller (co-fondateur du groupe de Bilderberg + JP Morgan/Chase
Manhattan Bank), Judith Rodin (Rockefeller Foundation), Dennis Ross
(Institut de Washington pour le Proche-Orient), Olivier Roy (chercheur
au CNRS), Otto Schilly (ministre de l'intérieur Allemagne), Jurgen
Schrempp (Daimler Chrysler), Ekkehard Schulz (Thyssen-Krupp), Domenico
Siniscalco (ministre de l'économie de l'Italie), Peter Sutherland
(Goldman Sachs + BP), Martin Taylor (Goldman Sachs), Jean-Claude
Trichet (pdt Banque Centrale Européenne), Daniel Vasela (Novartis),
Jeroen van der Veer (Shell), John Vinocur (International Herald Tribune),
Mark Warner (gouverneur de Virginie), Peter Weinberg (Goldman Sachs),
Martin Wolf (Financial Times), James Wolfenson (ex-pdt Banque Mondiale),
Paul Wolfowitz (pdt Banque Mondiale), Adrian Wooldridge (The
Economist), Farid Zakaria (Newsweek), Klaus Zumwinckel (Deutsche Post).
On notera la présence de Jose Manuel Barroso, le président de la Commission
Européenne, ainsi que de nombreux membres ou ex-membres de la Commission
européenne. On remarquera aussi la présence d'Angela Merkel (présidente
de la CDU-CSU, c'est elle qui deviendra le prochain chancelier d'Allemagne
après la défaite probable de Gerhard Schroeder aux prochaines élections
parlementaires allemandes) accompagnée d'un autre membre de la CDU-CSU,
Friedbert Pfüger, ce qui semble indiquer que la prise du pouvoir par
la CDU est imminente en Allemagne. Egalement présent, Bernard Kouchner
qui n'occupe pourtant aucune fonction officielle ou économique importante.
Frits Bolkestein, ex-Commissaire européen et concepteur de la directive Bolkestein était présent à la réunion 2004
mais absent cette année.
voir la page des organisations des Maîtres
du Monde, et celle consacrée au Groupe de Bilderberg
Plus d'infos sur la réunion 2004 et la liste complète des participants
sur bilderberg.org (en anglais)
| ORGANISATIONS DES MAITRES DU MONDE |
| Pascal Lamy, nouveau directeur
de l'OMC |
26.05.2005 |
Pascal Lamy, ancien commissaire européen au Commerce,
a été nommé directeur général de l'Organisation mondiale du commerce
(OMC) par les 148 pays membres réunis à Genève au siège de l'institution
à Genève.
L'accession de M. Lamy était attendue depuis que les différents concurrents
à ce poste avaient été éliminés. Agé de 58 ans, Pascal Lamy a participé
au cabinet de Jacques Delors, ministre de l'économie et des Finances
de la France entre 1981 et 1984 avant de suivre Jacques Delors devenu
Président de la commission européenne à Bruxelles, comme directeur
de cabinet.
Partisan convaincu du libéralisme et de la mondialisation, il a participé
à l'élaboration de plusieurs accords multilatéraux comme l'AMI
et l'AGCS. Il est membre du Groupe de Bilderberg.
| L'OCDE conseille des "réformes"
aux pays européens |
27.07.2004 |
(AFP) L'OCDE appelle les pays de la
zone Euro à des réformes structurelles et un assainissement plus ambitieux
de leurs finances publiques.
"Il est curieux que la croissance ait repris de manière beaucoup
plus hésitante dans la zone euro que dans beaucoup d'autres pays",
commente l'organisation. "Le redressement de l'activité a été
plus lent que partout ailleurs, et la demande intérieure est demeurée
particulièrement faible, la confiance des consommateurs ne parvenant
pas à se raffermir".
Afin de permettre aux pays de la zone de rattraper leur retard, l'organisation
fait une série de recommandations. L'OCDE met l'accent sur la réforme
des retraites: "assurer la viabilité des finances publiques face
au vieillissement des populations est un enjeu majeur, notamment parce
qu'il "interfère avec la croissance".
L'OCDE conseille aussi aux pays européens de favoriser la "mobilité
du travail". Enfin, l'OCDE considère nécessaire "d'achever
le marché unique pour les services", ce qui implique la "libéralisation"
et la privatisation des services publics.
| L'OCDE soutient l'entrée de
la Turquie dans l'Union européenne |
06.10.2004 |
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Recep Tayyip Erdogan et Donald Johnson, le secrétaire général
de l'OCDE
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(AFP) Le Premier ministre turc Recep
Tayyip Erdogan a reçu le soutien de l'OCDE (l'Organisation de Coopération
et de Développement Economiques, club des pays industrialisés), qui
a estimé que les performances économiques "époustouflantes"
de la Turquie pourraient être confortées par son entrée dans l'Union
Européenne.
"Les performances économiques réalisées par la Turquie depuis
2001 sont époustouflantes", a estimé le secrétaire général de
l'OCDE, Donald Johnston, lors d'une conférence de presse à Paris en
compagnie de M. Erdogan.
Une étude publiée le même jour par l'OCDE estime que l'économie turque
a définitivement éloigné le spectre des grandes crises financières
de 2001, et pourrait franchir un nouveau palier en cas d'intégration
à l'UE. L'OCDE prévoit pour la Turquie une croissance du Produit intérieur
brut (PIB) de plus de 8% cette année, après 6% en 2003. "Il s'agit
de la plus forte croissance parmi les pays de l'OCDE", a souligné
M. Johnston, en notant que l'inflation en
Turquie était passée sous les 10% pour
la première fois depuis 30 ans.
L'OCDE appelle Ankara à poursuivre ses efforts d'assainissement budgétaire
en affectant prioritairement les dépenses aux "postes de nature
à renforcer la croissance", et à accélérer les privatisations".
| Le rapport Camdessus appelle
à une réforme profonde du marché du travail |
18.10.2004 |
L'ancien directeur du FMI Michel Camdessus (en photo)
a remis à Nicolas Sarkozy un rapport sur les "freins à la croissance"
dont les propositions sucitent déjà la colère des organisations syndicales.
Dans son chapitre 5 intitulé "Travail, économie, société: préférer
l'emploi à l'assistance", ses suggestions pour "fluidifier"
le marché du travail en France rejoignent les propositions du MEDEF
et les positions libérales développées par une partie de l'UMP. (pour
les lecteurs extérieurs au microcosme français, le MEDEF est l'organisation
des patrons français, et l'UMP est le parti de droite actuellement
au pouvoir)
Le rapport Camdessus propose une "modernisation" du code
du travail, un renforcement du contrôle des chômeurs, une extension
du recours aux heures supplémentaires, une croissance "modérée"
du salaire minimum (SMIC) ou encore une réforme de la prime pour l'emploi.
Le rapport propose également de donner "une plus grande fluidité"
au marché du travail en remplaçant les actuels contrats CDI et CDD
par "un contrat unique". L'alignement se ferait évidemment
plutôt par le bas, généralisant la précarité. Concrètement, la distinction
entre contrats de travail à durée indéterminée ou déterminée serait
supprimée au profit d'un contrat unique dans lequel les droits relatifs
à la protection d'emploi et à l'indemnisation se renforceraient progressivement"
en fonction de l'ancienneté dans l'entreprise. Mais dans la pratique,
les salariés seront licenciés suffisamment rapidement pour les maintenir
perpétuellement leurs droits au minimum.
Quelques jours plus tôt, le 8 octobre, Nicolas Sarkozy avait déjà
vanté les mérites de ce rapports à l'occasion d'un déjeuner-débat
organisé par le MEDEF d'Ile-de-France. "Dans quelques jours je
rendrai public le rapport Camdessus, un document absolument remarquable
dont nous ferons un livre de poche, et sur lequel je m'appuierai beaucoup
pour défendre un certain nombre d'idées sur le droit du travail",
avait déclaré le ministre de l'Economie (dont le frère, Guillaume
Sarkozy est par ailleurs le n°2 du MEDEF).
De son coté, le ministre délégué aux Relations du Travail, Gérard
Larcher, se montre beaucoup plus prudent. "C'est un sujet qu'il
faudra analyser. Notre objectif au gouvernement, c'est l'intérêt général,
ce n'est pas de faire plaisir à tel groupe de pression par rapport
à tel autre. (...) Il y avait déjà un rapport Virville (qui proposait
le fameux "contrat de mission"),
on connaît la réaction des uns et des autres.", a-t-il dit.
La seule mesure sociale proposée par le rapport est l'instauration
"un système de bonus/malus sur les cotisations sociales payées
par l'entreprise tenant compte du nombre d'embauches et de licenciements
au cours de l'année".
Concernant la loi sur les 35 heures, le rapport Camdessus propose
que l'employeur ait "la possibilité de proposer individuellement
aux salariés de travailler plus et de gagner effectivement plus, dans
la limite des durées maximales de travail".
A l'occasion de la présentation de ce rapport, Michel Camdessus a
appelé la France à un "sursaut". Selon l'ancien directeur
du FMI, si des "réformes" profondes ne sont pas réalisées
maintenant, la France deviendra durablement une puissance économique
de seconde zone d'ici 10 ans, avec une croissance en chute libre.
Tel est le diktat de la mondialisation. Soit un pays renonce à ses
lois sociales et accepte les conditions souhaitées par les entreprises
(c'est à dire un alignement sur les salaires et les conditions de
travail qu'une entreprise peut trouver en Chine en délocalisant),
soit ce pays est condamné au déclin et à la misère.
Vis à vis des citoyens et des états, les entreprises utilisent désormais
le même type de chantage que les mafias et les brigands: "la
bourse ou la vie !"
| Alan Greenspan souhaite une
réforme des retraites |
27.08.2004 |
(AP) Alan Greenspan, le président de la Federal
Reserve (la banque centrale américaine) a affirmé que les Etats-Unis
devront faire des "choix abrupts et douloureux" si le Congrès
ne prend pas rapidement des mesures pour réduire les retraites et
les avantages du programme Medicare qui ont été promis à la génération
des "baby boomers".
Bien que le phénomène soit moins rapide que dans de nombreux pays
européens, du fait notamment de l'immigration, la population des Etats-Unis
vieillit et le nombre d'Américains de plus de 65 ans devrait doubler
d'ici à 2035. Pour Alan Greenspan, il faut agir maintenant, sans quoi
le déficit budgétaire déjà énorme risque de s'alourdir encore. "En
tant que nation, nous devons à nos retraités de ne promettre que les
avantages que nous pouvons fournir. (...) Si nous avons promis davantage
que ce que notre économie est en mesure de donner, je crains que nous
devrions reformater nos programmes publics afin que les futurs retraités
aient le temps de s'adapter par d'autres voies. Si nous attendons,
les ajustements pourraient être abrupts et douloureux", a-t-il
déclaré.
Alan Greenspan a suggéré de repousser une nouvelle fois l'âge de la
retraite, qui est déjà en train d'être progressivement relevé de 65
à 67 ans. D'une certaine façon, Alan Greenspan donne l'exemple: âgé
lui-même de 78 ans, il a été récemment reconduit pour cinq ans à la
tête de la Réserve fédérale...
Alan Greenspan reconnaît que toute décision consistant à réduire les
retraites tout en augmentant les cotisations est difficile à prendre
pour des raisons politiques, mais il affirme que de telles décisions
doivent être prises, et rapidement.
De leur coté, ni le président sortant si son adversaire démocrate
n'ont présenté de programme précis pour financer correctement les
programmes les retraites et Medicare.
| Réunion du
G8 à Sea Island |
08.06.2004 |
La réunion du G8 s'est déroulée du 8
au 10 Juin aux Etats-Unis, sur une île de l'état deGéorgie. Le lieu
de réunion est un palace avec parc et golf, le "Sea Island". (en photo)
L'endroit avait été pressenti pour être le lieu de réunion du Groupe de Bilderberg, une organisation bien plus
importante que le G8. La réunion du Groupe de Bilderberg a finalement
eu lieu en Italie du 3 au 6 Juin. Le G8 n'a fait qu'entériner ce qui
a été approuvé une semaine plus tôt par le Groupe de Bilderberg.
L'île est un endroit idéal pour maintenir les altermondialistes à
distance. Mais selon ces derniers, c'est aussi un symbole de l'isolement
des classes dirigeantes et de leur coupure du monde réel et de la
population...
Pour la petite histoire, la famille Bush fait partie des habitués
de Sea Island. Les parents de George W.Bush (George H.B. Bush et Barbara
Bush) y ont même passé leur lune de miel et leur 50e anniversaire
de mariage.
Dans ce décor idyllique propice à la détente, les
dirigeants des pays les plus riches ont tous décidé de "tomber
la cravate" (Jacques Chirac ayant quand même attendu une journée
avant de faire comme tout le monde). Le but était probablement de
montrer que finalement, les gouvernants de la planète ne sont pas
si différents des gens ordinaires. Une manière aussi de ne pas laisser
aux altermondialistes le monopole du "cool".
Le 10 Juin, le G8 a reçu les responsables de l'Afghanistan, de l'Algérie,
du Bahreïn, de la Jordanie, de la Turquie, du Yémen ainsi que les
représentants du nouveau gouvernement transitoire irakien. Ces pays
ont été invités à titre exceptionnel pour discuter du projet de "Grand
Moyen-Orient" proposé par George Bush. Ce projet est censé promouvoir
les "réformes" politiques et économiques sur une vaste zone
allant du Maroc à l'Afghanistan. Il a suscité des réactions virulentes
dans les pays arabes, beaucoup voyant dans cette initiative une manifestation
de l'arrogance et des visées impériales des Etats-Unis. L'Arabie Saoudite,
l'Egypte et le Maroc ont ainsi décliné l'invitation des Etats-Unis.
Jacques Chirac et George Bush se sont efforcés de
gommer leur divergences. George Bush a ainsi affirmé que les Etats-Unis
et la France restaient des amis, malgré les différends passés. "Dans
le passé, nous avons eu des différends mais nous sommes des amis et
des amis sont capables de se tourner vers l'avenir", a déclaré
le président américain. Jacques Chirac s'est néanmoins déclaré réservé
quant à une éventuelle implication de l'Otan en Irak, déclarant que
l'Alliance atlantique n'avait "pas vocation" à cela.
Le président français a en outre insisté pour faire du règlement du
conflit israélo-palestinien un préalable à la mise en oeuvre de l'initiative
en faveur du "Grand Moyen-Orient", ce qui reviendrait à
reporter ce projet aux calendes grecques. Le projet a finalement été
adopté par le G8. Largement amendé à la demande des européens, le
texte insiste sur le fait que le changement "ne saurait être
imposé de l'extérieur" et sur la nécessité d'apporter une solution
au conflit israélo-palestinien.
Jacques Chirac a par ailleurs défendu l'idée d'une taxe internationale
pour financer l'aide au développement, proposition que le président
Bush a jugée "audacieuse". Une manière polie de dire qu'il
trouve l'idée irréaliste, la tendance dictée par le libéralisme étant
plutôt de supprimer les taxes, et de prendre au pauvre pour donner
au riche.
| Réunion 2004 du Groupe de Bilderberg |
03.06.2004 |
La réunion 2004 du Groupe de Bilderberg a eu lieu du 3 au 6 Juin (juste
avant le G8) à Stresa dans le nord de l'Italie près de la frontière
suisse, dans un palace sur les rives du Lac Majeur, le "Grand Hôtel des Iles Borromées".
Le palace est régulièrement fréquenté
par les grands de ce monde, notamment par les Rothschild et par David
Rockefeller, le co-fondateur du Groupe de Bilderberg.
Le Groupe de Bilderberg réunit "l'élite de l'élite" des
mondes de la finance, de l'économie, de la politique et des médias.
C'est le plus puissant des réseaux d'influence, au point d'être considéré
comme un gouvernement mondial occulte. Au cours de ses réunions, des
décisions stratégiques essentielles y sont prises. Elles peuvent concerner
le début d'une guerre, l'initiation d'une crise économique ou au contraire
d'une phase de croissance...
Cette réunion 2004 avait une forte valeur symbolique puisqu'elle marquait
le 50è anniversaire de la fondation du Groupe de Bilderberg, à Oosterbeck
en 1954.
Coïncidence, George Bush se trouvait en Italie au moment de la réunion
dont il a peut être été l'invité surprise, comme Bill Clinton lors
de la réunion de l'année 2000.
Les participants furent, entre autres: Joseph Ackermann (Deutsche
Bank), Franco Bernabe (Rothschild Europe), Nicolas Beytout (Les Echos),
Frits Bolkestein (Commission Européenne), Max Boot (Wall Street Journal
+ CFR), John Brown (BP), Antony Burgmans (Unilever), Philippe Camus
(EADS), Henri de Castries (Axa), Jon Corzine (sénateur US + Pdt Goldman
Sachs), Pascal Couchepin (ex-pdt Suisse), George David (Coca Cola),
Etienne Davignon (Société Générale de Belgique + Suez Tractabel),
Jean-Luc Dehaene (ex 1er ministre Belgique), Kemal Dervis (Banque
Mondiale), Anna Diamantopoulos (député Grèce + Commission Européenne),
Mario Draghi (Goldman Sachs), John Edwards (ex-candidat démocrate
pour l'élection US 2004), Douglas Faith (ministère de la défense US),
Melinda Gates (femme de Bill Gates), Timothy Geither (FED, banque
centrale US), Franceco Giavazzi (Banque Mondiale), Donald Graham (Washington
Post), Lars Heikensten (banque centrale Suède), Richard Holbrooke
(CFR), Walter Isaacson (Aspen Institute), Merit Janow (Columbia University),
Vernon Jordan (Lazard Frères), John Kerr (Shell), Henry Kissinger
(Kissinger Associates), Bert Koenders (député Pays-Bas + Banque Mondiale),
Josee Marie Kravis (Hudson Institute), William Luti (ministère de
la défense US), William McDonough (FED, banque centrale US), Cesare
Merlini (CFR), Thierry de Montbrial (IFRI), Mario Monti (Commission Européenne), Craig
Mundie (Microsoft), Matthias Naas (Die Zeit), Reine Beatrix des Pays-Bas
+ Prince Philippe, Indra Nooyi (Pepsi), Tomaso Padoa-Schioppa (Banque
Centrale Européenne), Richard Perle (ex conseiller à la défense US
+ Hollinger), David Rockefeller (co-fondateur du groupe de Bilderberg
+ JP Morgan/Chase Manhattan Bank), Dennis Ross (Institut de Washington
pour le Proche-Orient), Otto Schilly (ministre de l'intérieur Allemagne),
Jurgen Schrempp (Daimler Chrysler), Slawomir Sikora (Citibank), Dominique
Struye de Swielande (OTAN), Peter Sutherland (Goldman Sachs + BP),
Giolio Tremonti (ministre des finances Italie), Jean-Claude Trichet
(pdt Banque Centrale Européenne), Gijs de Vries (coordination anti-terrorisme
Union Européenne), Jurgen Weber (Lufthansa), Peter Weinberg (Goldman
Sachs), Martin Wolf (Financial Times), James Wolfenson (pdt Banque
Mondiale), Adrain Wooldridge (The Economist)...
On peut noter l'absence cette année de plusieurs grands habitués:
Bertrand Collomb (pdt Lafarge), Pascal Lamy (Commission Européenne),
ou André Levy-Lang (ex-pdt Paribas). Globalement, la représentation
française est en nette baisse avec seulement 4 participants. Autre
absent de marque: Paul Wolfowitz, idéologue de Bush, numéro 2 du Pentagone,
et inspirateur avec Henry Kissinger et Richard Perle de la guerre
en Irak.
On remarque également la présence du sénateur John Edwards, l'un des
candidats battus par John Kerry aux primaires démocrates pour l'élection
présidentielle américaine de 2004. Sa présence est un indice fort
qu'il sera sans doute le vice-président de John Kerry, pour un "ticket
démocrate" Kerry-Edwards.
voir la page des organisations des Maîtres
du Monde, et celle consacrée au Groupe de Bilderberg
Plus d'infos sur la réunion 2004 et la liste complète des participants
sur bilderberg.org (en anglais)
| Cinquième mandat d'Alan Greenspan |
19.05.2004 |
(AFP) - Le président de la Réserve fédérale américaine Alan Greenspan
a été reconduit pour un cinquième mandat par le président George W.
Bush, selon qui "Alan Greenspan a effectué un travail superbe
en tant que président", reprenant un avis largement partagé à
Wall Street.
Nommé pour la première fois à la tête de la banque centrale américaine
en 1987 par Ronald Reagan, M. Greenspan avait alors succédé à Paul
Volcker. Alan Greenspan a ensuite été confirmé dans ses fonctions
par les 2 successeurs de Ronald Reagan: George Bush père et Bill Clinton.
| Réunion discrète à propos de
votre santé |
19.03.2004 |
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le château Lafite-Rothschild à Pauillac |
Une réunion très discrète des "Maîtres
du Monde" a eu lieu le 19 Mars 2004 dans un château près de Bordeaux
(château Lafite-Rothschild, dans le Médoc). Elle a rassemblé les dirigeants
des multinationales pharmaceutiques, des représentants du MEDEF et
des responsables politiques européens, à l'invitation de la Fondation
Rothschild.
L'un des invités de marque était le chancelier allemand Gerhard Schröder.
Son déplacement en France pour l'occasion a été officiellement annoncé
comme une "visite privée".
Aucune information n'a filtré sur le contenu de cette réunion, ni
sur les débats qui s'y sont déroulés et sur les décisions qui y ont
été prises. A chacun donc d'imaginer ce que le lobby pharmaceutique
et les politiques ont bien pu convenir à propos de la santé publique...
| Le patron de Novartis reste
le mieux payé de Suisse |
25.08.2004 |
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Daniel Vasella,
Novartis
12 millions d'euros par an |
Franz Hummer,
Laboratoires Roche
7 millions d'euros |
Marcel Ospel,
UBS
12 millions d'euros |
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(AP) Selon le classement publié par
le magazine économique suisse "Bilan", le salaire annuel
du président de l'entreprise de biotechnologies Novartis, Daniel Vasella,
s'élève à 19,5 millions de francs suisses (12,6 millions d'euros).
Il reste le patron le mieux payé de Suisse, devant Marcel Ospel, le
dirigeant de l'UBS (Union de banques suisses) dont la rémunération
a doublé en 2004, avec 18,8 millions (12,2 millions d'euros).
A la troisième place, on trouve le patron du groupe pharmaceutique
Roche, Franz Humer, avec 11,5 millions de FS (7,4 millions d'euros),
suivi par Walter Kielholz du Crédit Suisse (10,7 millions FS/ 6,9
millions d'euros), et Peter Brabeck, dirigeant de Nestlé avec 9,6
millions de FS (6,2 millions d'euros). Quant au dirigeant exécutif
du groupe horloger Swatch, Nicolas Hayek, il a obtenu une prime exceptionnelle
de près de 18 millions de FS (11,69 millions d'euros).
| Conrad Black
a "pillé" Hollinger |
31.08.2004 |
(AFP) Conrad Black est un magnat de
la presse très proche de George Bush et du faucon néo-conservateur
Richard Perle. Ex-président du groupe de presse Hollinger International,
M. Black et certains proches collaborateurs ont systématiquement "pillé"
l'entreprise pendant plus d'une décennie, affirme un rapport interne
après un an d'enquête.
Ce rapport, qui dénonce un "pillage agressif", a été rédigé
à la demande du conseil d'administration de Hollinger International.
Il a été déposé mardi matin auprès du gendarme de la bourse américaine
(SEC). Ses rédacteurs affirment que sur la seule période 1997-2003,
Conrad Black et les autres actionnaires principaux ont empoché 400
millions de dollars.
"Au total, l'argent pris par l'ancien PDG Conrad Black et l'ex
numéro deux David Radler ainsi que leurs associés représente 95,2%
de la totalité des bénéfices nets ajustés de Hollinger" durant
cette période. "Derrière un torrent continuel de vantardises
concernant leurs résultats, Black et Radler se sont donné pour mission
de se remplir les poches au détriment de Hollinger, quasiment jour
après jour et avec presque tous les moyens qu'ils pouvaient imaginer",
accuse le rapport.
Le rapport accumule une impressionnante série d'exemples montrant
comment MM. Black et Radler ont réussi à faire transférer des dizaines
de millions de dollars, sous forme de frais de gestion par exemple,
à des sociétés dont ils avaient le contrôle. Il dresse aussi une liste
très longue du traitement luxueux dont bénéficiaient les familles
Black et Radler aux frais de Hollinger International, "utilisé
comme une tirelire".
Ainsi Hollinger a acheté pour M. Radler un avion d'affaires et en
a pris un autre en leasing pour M. Black et sa famille, ce qui a coûté
à la société 23 millions de dollars entre 2000 et 2003. "Une
flotte très coûteuse pour une entreprise aussi petite et aux performances
aussi mauvaises que Hollinger à cette époque", note le rapport.
Autre exemple, les frais de shopping y compris les pourboires laissés
par l'épouse de Conrad Black étaient pris en charge par l'entreprise.
M. Black avait également crée sur mesure un poste pour son épouse
qui lui rapportait 1,1 million de dollars par an "sans qu'elle
ait l'obligation de faire quoi que ce soit".
Le rapport accuse également les membres du conseil d'administration
qui ont ait preuve de laxisme. Il critique ainsi très sévèrement,
Richard Perle, un proche du ministre de la défense Donald Rumsfeld,
ardent partisan de la guerre en Irak. Parmi les autres membres prestigieux
du conseil d'administration se trouve aussi Henry Kissinger, l'ancien
secrétaire d'Etat américain.
Hollinger International a débarqué Lord Conrad Black de toutes ses
fonctions dirigeantes en janvier 2004. Elle l'accuse lui réclame 1,25
milliard de dollars de dommages et intérêts. Depuis, Hollinger International
a vendu le prestigieux groupe de presse britannique Telegraph, contre
la volonté de Conrad Black.
Basée à Chicago, la filiale contrôle encore les quotidiens Chicago
Sun-Times et le Jerusalem Post et est toujours détenue par Hollinger
Inc, la holding torontoise de Conrad Black, qui détient 68% de ses
droits de vote et 18,2% de son capital.
Répudiée par sa filiale, Hollinger Inc vit depuis des temps difficiles.
Elle a annoncé mardi qu'elle allait peut-être faire l'objet une action
au civil pour violation des règles de la bourse de la part de la Commission
des opérations boursières américaines (SEC).
| De plus en plus de milliardaires
aux Etats-Unis |
24.09.2004 |
(AP) Les Etats-Unis comptent 313 milliardaires en 2004, contre 262
un an plus tôt, selon le magazine Forbes qui a publié son classement
annuel des 400 Américains les plus riches.
L'homme le plus riche des Etats-Unis reste le fondateur de Microsoft
Bill Gates dont la richesse a encore augmenté de 2 milliards de dollars
depuis 2003, atteignant 48 milliards. Il est toujours suivi par l'investisseur
Warren Buffett avec 41 milliards de dollars, la plus grosse progression
de la liste cette année avec un bon de 5 milliards et par le cofondateur
de Microsoft Paul Allen qui occupe toujours la troisième place avec
20 milliards.
Les membres de la famille Walton, qui tirent leur forture de la chaîne
de magasins Wal-Mart, occupent toujours les places de quatre à huit
pour Helen, Robson, John, Jim et Alice, avec chacun une fortune estimée
à 18 milliards de dollars.
Dans ce classement, Michael Dell (patron de Dell) avec une fortune
de 14,2 milliards de dollars passe devant Lawrence Ellison, de la
firme informatique Oracle, à 13,7 milliards de dollars. Tous deux
occupent les 9e et 10e places.
La richesse cumulée des 400 a augmenté de 45 milliards de dollars
pour atteindre la barre des 1.000 milliards de dollars.
| World Economic
Forum à Davos |
21.01.2004 |
L'édition
2004 du World Economic Forum
s'est tenue à Davos, en Suisse. 4700 militaires ont été réquisitionnés
pour assurer la sécurité des participants.
C'est l'un des rendez-vous importants où se retrouve l'Elite des mondes
de l'économie, de la finance, de la politique, et des médias. On y
retrouve aussi quelques invités des pays du Tiers-Monde dont la fonction
est essentiellement consultative, voire décorative.
| Des écoliers japonais surveillés
par des puces RFID |
12.10.2004 |
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modèle de puce RFID
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(AP) Le Japon a commencé à tester de
petits "mouchards" électroniques permettant de surveiller
àdistance les allées et venues des élèves, officiellement afin d'améliorer
leur sécurité.
Chaque fois qu'un élève de l'école primaire Rikkyo passe la porte
d'entrée, une étiquette en plastique située dans son sac à dos envoie
un message à un ordinateur, qui enregistre l'heure exacte à laquelle
l'élève entre ou sort de l'établissement. Quelques instants plus tard,
ses parents reçoivent ces informations par courrier électronique ou
sur leur téléphone portable.
Chaque étiquette contient une puce électronique RFID qui intègre une
petite antenne, ce qui lui permet d'être lue à distance par des scanners
adaptés. Le système peut lire jusqu'à 100 étiquettes simultanément,
chacune produisant un signal particulier. Le système servira également
à une autre utilisation: quiconque entrera dans l'établissement sans
étiquette déclenchera une alarme.
Les responsables de l'école espèrent que la technologie d'identification
par fréquence radio (RFID) servira de système d'alerte précoce pour
signaler rapidement tout cas de disparition d'enfants. Selon le principal
de l'école, "cela n'empêchera pas les crimes contre les enfants.
Mais sans les étiquettes électroniques, nous pourrions ne pas savoir
qu'un élève n'est pas arrivé à l'école avant de faire l'appel."
Cette technologie, également testée par une autre école de l'archipel,
permet à l'établissement et aux parents de savoir si un élève arrive
en retard le matin ou s'il met plus de temps que d'habitude pour rentrer
à la maison.
Mis au point par la société Fujitsu, ce système commence à se généraliser
dans le monde. Des entreprises l'utilisent pour surveiller des marchandises,
des automobilistes passent à des péages sans s'arrêter grâce à des
cartes RFID prépayées et la compagnie aérienne Delta Airlines prévoit
d'adopter un système de gestion des bagages basé sur cette technologie
aux Etats-Unis. Les magasins américains Wal-Mart s'attendent à ce
que les produits d'une centaine de ses fournisseurs intègrent la puce
électronique d'ici janvier 2005.
| Les Etats-Unis autorisent les
implants humains |
16.10.2004 |
(RFI) La Food and
Drug Administration (FDA), qui dépend du gouvernement américain, vient
d'autoriser l'implantation de puces électroniques sur des humains
à des fins médicales. Cette puce sous-cutanée donnera accès aux antécédents
médicaux du patient.
Il s'agit de la puce "VeriChip" fabriquée par la société
américaine Applied
Digital Solutions.
De la taille d'un grain de riz, la puce fonctionne comme un émetteur-récepteur
microscopique. Quand on l'active, grâce à un scanner, elle livre un
code d'identification. Il suffit alors d'introduire ce code dans une
base de données pour recueillir les informations médicales de la personne
concernée sur un assistant personnel (PDA) ou un ordinateur.
Selon ses inventeurs, la puce permettra notamment aux équipes d'accéder
à des informations médicales très importantes (groupes sanguins, allergies,
traitements en cours, vaccinations) , même si le patient est inconscient.
Cette puce peut également effectuer du "contrôle médical"
de certaines fonctions biologiques du corps humain : rythme
cardiaque ou taux de glycémie. Concrètement, "la puce est insérée
sous la peau du bras à l'aide d'une seringue, sans anesthésie, procédure qui
dure une quinzaine de minutes et coûte de 150 à 200 dollars",
a indiqué Applied Digital Solutions qui propose de fournir gratuitement
deux cents scanners dans les hôpitaux et centres d'urgence aux Etats-Unis
pour lancer son produit.
La puce implantée sous le derme du patient peut aussi servir de mouchard
électronique. Couplée à un réseau de satellite type GPS (Global Positioning
System), Verichip permet de localiser le patient en temps réel. Applied
Digital Solutions met encore une fois en avant la justification médicale:
on pourra ainsi retrouver plus aisément une personne atteinte de la
maladie d'Alzheimer.
Qui pourra accéder à ces informations ? Quand et comment ?
Pour l'heure, ces données ne sont accessibles qu'au personnel médical.
Mais on imagine les convoitises qu'elles suscitent chez les assureurs
ou autres intermédiaires intéressés par une exploitation commerciale.
Actuellement, la puce Verichip est déjà utilisée pour identifier les
animaux domestiques et le bétail. Bientôt le bétail humain lui aussi
sera parfaitement "traçable", dès qu'un nouveau "11
Septembre" permettra de le justifier, au nom de la "sécurité".
| Lancement des implants auprès
des jeunes dans un nightclub |
09.06.2004 |
Pour préparer le terrain aux futures implants obligatoires
de localisation et d'identification, le mieux est de viser en priorité
les jeunes (les adultes de demain), en donnant aux implants une image
"mode" voire "glamour". Déjà, la mode des piercings
a permis d'atténuer la répulsion instinctive contre l'introduction
d'objets étrangers dans le corps.
Une nouvelle étape a été franchie avec un night-club de Barcelone
(le Baja Beach Club) qui propose à ses clients de se faire implanter
sous la peau une puce d'identification pour payer leurs consommations.
Ainsi les clients peuvent venir en boite sans emmener avec eux leur
portefeuille ou leur carte de crédit.
L'implant est vendu au client pour 125 euros. Pour rendre désirable
un produit inutile ou nuisible, une méthode efficace est de le positionner
en tant que "must", en lui donnant un prix relativement
élevé, afin que ceux qui ne peuvent l'acheter envient le petit nombre
qui le possède déjà. Après quoi, quand le prix baisse, tout le monde
se jette sur le produit, même si il ne correspond à aucun besoin réel.
Le patron de la discothèque, Conrad Chase (en photo) ainsi que 10
clients se sont déjà fait poser l'implant, une puce "VeriChip"
fabriquée par Applied Digital
Solutions. Cette puce est déjà utilisée depuis quelques
années pour marquer le bétail et en assurer la traçabilité. Et c'est
la même chose qui attend demain le "bétail humain".
Les implants d'identification et de localisation par satellite existent
déjà. Ils sont opérationnels, et sont à peine plus gros qu'un grain
de riz. Il n'attendent plus que d'être rendus obligatoire, dès que
le terrain aura été suffisamment préparé, et qu'un attentat nucléaire
aura fourni le prétexte pour imposer cette puce au nom de la "sécurité"
et de la "lutte contre le terrorisme".
voir l'article sur les projets des Maîtres du Monde
et celui sur les implants
| Lancement des implants pour
les chiens |
18.06.2004 |
Un autre moyen pour familiariser les gens aux implants
est d'en équiper les animaux domestiques.
Le Conseil Fédéral de la Suisse a décidé de rendre les implants obligatoires
pour les chiots, officiellement pour faciliter les enquêtes en cas
d'abandon, de perte ou de vol de l'animal.
A partir du 1er janvier 2006, tous les chiots devront être "implantés"
par un vétérinaire et enregistrés dans une base de données. Il était
prévu de rendre l'implant obligatoire pour fin 2004, mais l'échéance
a été repoussée le temps aux cantons de mettre en place les banques
de données. Un quart des chiens suisses sont déjà porteurs d'une puce
électronique, ce moyen d'identification étant déjà obligatoire dans
5 cantons.
L'Union Européenne suit les mêmes orientations. L'implant sera obligatoire
à partir de 2011 pour tous les chiens résidant ou entrant dans l'Union
Européenne.
| Une puce alimentée en électricité
par le corps |
09.07.2004 |
(journaldunet.com) Alors que Microsoft
a déposé en juin 2004 un brevet sur l'alimentation en électricité
d'appareils mobiles personnels grâce au corps humain, une société
allemande vient également de développer une solution suivant le même
principe.
La société, une startup du nom d'Ident Technology, a mis au point la technologie
Skinplex, alternative aux communications à courte portée comme Bluetooth
ou RFID, qui utilise le
corps humain comme transmetteur. Skinplex fonctionne sur le même modèle
que RFID grâce à un signal électromagnétique qui permet de lire à
distance une identité unique (typiquement celle d'un produit ou d'un
colis) ou de communiquer un message. L'opération s'effectue entre
une puce et un lecteur dans le cas de RFID. Ici c'est la production
d'électricité inhérente à la peau humaine qui est utilisée pour transmettre
le signal. Par exemple, un individu pourra, grâce à un émetteur placé
sur lui, agir sur la portière de sa voiture en commandant un récepteur
installé dans le véhicule. Cette technologie pourrait également être
utilisée pour l'accès à des ordinateurs ou encore pour les téléphones
portables, les appareils photos... Des applications seraient également
envisageables dans le domaine médical comme l'utilisation par exemple
de dispositifs ECG (électrocardiogramme) sans fil.
La fréquence utilisée est de 195 kHz. La transmission se fait quand
le porteur touche le récepteur, un courant de 30 nano-ampères est
alors conduit à travers la peau du porteur. Le processus étant complètement
sûr pour l'individu précise Stefan Donat, responsable des opérations
chez Ident Technology. La société annonce que son dispositif devrait
se révéler moins coûteux que d'autres technologies... comme la RFID.
| Raffarin profite de la canicule
pour promouvoir les implants |
03.01.2004 |
Soucieux de se montrer à l'écoute des personnes
âgées après les 15.000 décès pendant la canicule de l'été 2003, le
gouvernement Raffarin a annoncé des mesures pour la santé du 3è âge.
S'agit-il d'une aide pour les soins à domicile? D'une augmentation
des retraites pour de meilleures conditions de vie? Ou bien d'une
augmentation des moyens donnés aux hôpitaux publics?
Pas du tout. Il s'agit en fait de saisir l'occasion pour transférer
un peu plus de l'argent des contribuables vers l'industrie médicale
et de faire progresser les projets hight-tech de contrôle social.
Le gouvernement Raffarin va proposer aux personnes âgées un système
payant d'alerte médicale, grâce à un bracelet électronique que les
sujets devront porter en permanence. Les journaux TV en ont aussi profité pour annoncer
que bientôt, le bracelet pourra être remplacé par une puce électronique
de la taille d'un grain de riz et qui sera implantée sous la peau.
Il s'agit de la fameuse puce américaine baptisée "Digital Angel" et fabriquée par Applied Digital
Solutions.
Cette puce est la prochaine étape pour
un contrôle absolu des individus par les "Maîtres du Monde".
Outre la capacité de renvoyer des informations biologiques sur son
porteur, Digital Angel permet la localisation et l'identification
par satellite des individus.
Une autre version de la puce appelée "Veripay" a été présentée
en Novembre 2003 au salon ID World à Paris. Elle permet d'y inscrire
des données personnelles en vue de servir de carte d'identité ou de
carte de crédit.
Déjà, une troisième version de la puce, Verichip, est implantée sur
le bétail pour en assurer la "traçabilité". Bientôt le bétail
humain lui aussi sera parfaitement "traçable", dès qu'un
nouveau "11 Septembre" permettra de le justifier, au nom
de la "sécurité".
A terme, ce type de puce pourrait permettre de contrôler directement
les esprits en modifiant le fonctionnement du cerveau. |
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