Voilà le bon travail, celui de l’historien,
autrement plus utile que celui du prétendu hommage sélectif à la « mémoire ».
Il n'y a que l’histoire, la vraie, qui entretienne la mémoire, la vraie.
La brochette compte 1° nombre d’éminents
avocats de la thèse du « génocide ukrainien stalinien » et certains
en ont oublié le génocide, avéré, des juifs ukrainiens, non par Staline mais
par le IIIème Reich (voir Tottle Ehrenburg Ilya et Grossman Vassili, Le livre noir sur l’extermination scélérate des
juifs par les envahisseurs fascistes allemands dans les régions provisoirement
occupées de l’URSS et dans les camps d'extermination en Pologne pendant
la guerre de 1941-1945. Textes et témoignages, Arles, Actes Sud,
1995.
2°, quelques personnalités (ce n'est pas contradictoire
avec 1°), comme disent les Américains, soupçonnées de figurer « on the payroll »
(émargeant au budget) de la principale institution défenseur des libertés et de
la démocratie annexe du Département d’État depuis 1947. On attend avec impatience
les « déclassifications ».
Ce vieil anti-bolchevique de Churchill l’eût sans
doute signée mais il était mort depuis 1965, le signataire est donc sans doute un
de ses héritiers fidèles à la tradition née en novembre 1917…
Chers amis,
Au cas où vous ne connaîtiez pas ce texte...
Voici une publicité parue dans le Monde (21 mars 1985), concernant le
Nicaragua, qui montre concrètement qu'anti-communisme rime souvent avec soutien
à l'impérialisme US.
Dans le texte, les mots "résistance nicaraguayenne" veulent
dire "les contras", c'est-à-dire les forces militaires
d'extrême-droite financées et soutenues par les Etats-Unis afin de détruire les
acquis de la révolution sandiniste, présentée ici sous les traits d'un
"parti totalitaire" (FSLN, Front Sandiniste de Libération Nationale).
Ont signé cet appel notamment
Bernard-Henri Lévy, philosophe
Simon Wiesenthal, président du Centre de documentation sur les juifs persécutés
par le régime nazi.
Robert Conquest, historien
Emmanuel Le Roy-Ladurie, historien, Collège de France
Jean-François Revel, journaliste, écrivain
Avec mes salutations les meilleures,
Jean Pestieau
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(Publicité)
Internationale de la Résistance
Resistance International
A L'ATTENTION DU CONGRÈS AMÉRICAIN
L'avenir de la démocratie est actuellement mis en jeu au Nicaragua. Après
quatre ans de dictature (mai 80 - novembre 84) un parti totalitaire - le FSLN -
n'a pas réussi à briser la résistance d'un peuple. Ainsi que les élections
l'ont démontré, et malgré les pressions organisées par le FSLN, plus de la
moitié des électeurs nicaraguayens lui ont refusé leurs suffrages.
La proclamation de l'état d'alerte montre qu'après la relative ouverture qu'ont
constituée ces élections le projet politique du FSLN reste bien la mise en
place du totalitarisme.
C'est pourquoi nous considérons que l'aide à tous les secteurs de l'opposition
est indispensable pour que les Nicaraguayens puissent se défaire de la
dictature d'un parti totalitaire et exercer enfin ce droit qu'ils semblaient
s'être assuré en renversant la tyrannie somoziste : choisir librement leur
avenir politique.
Ces raisons nous font demander au Congrès des U.S.A., dans un esprit de
solidarité démocratique, de reconduire l'aide à la résistance nicaraguayenne.
La reconduction de cette aide est nécessaire d'un point de vue stratégique : la
junte sandiniste n'a jamais caché que son but est l'intégration de toute
l'Amérique Centrale en une seule et même entité marxiste-léniniste. Dans ce
cas, les U.S.A. seraient contraints de se désengager de l'un de leurs
principaux traités d'Outre-mer, et c'est précisément l'objectif recherché par
la stratégie soviétique : forcer les Etats-Unis à se retirer des régions qui
représentent une importance vitale pour eux-même et le Monde Libre. A cet
égard, le problème de l'Amérique Centrale - "cinquième frontière" de
l'Europe - est aussi un problème.
Cette aide est également nécessaire d'un point de vue moral : l'Occident doit
être conséquent dans le soutien qu'il apporte à ceux qui luttent pour
bénéficier de ces droits que votre propre Déclaration d'Indépendance à
proclamés inaliénables et qui, par conséquent, devraient appartenir à tous.
Nous disons au Congrès des U.S.A. : refuser l'aide à ceux qui cherchent à
exercer ces droits équivaudrait,
La liberté des Nicaraguayens, c'est votre liberté et
PREMIÈRES SIGNATURES.
France / NICARAGUA :
Fernando Arrabal, dramaturge; Alain Besançon, historien, philosophe; Léon
Boutbien, président international de l'Union internationale de la résistance et
de la déportation; Claudie Broyelle, écrivain; Jacques Broyelle, écrivain,
journaliste; Pierre Daix, déporté, résistant, écrivain, journaliste; général
Delaunay; Monique Garnier-lançon, vice-présidente de l'EIS; Eugène Ionesco,
dramaturge, académicien; Robert Jaulin, ethnologue, Bernard-Henri Lévy, philosophe;
Armand Maloumian; Edouardo Manet, écrivain, Vladimir Maximov; Jean-François
Revel, journaliste, écrivain; Jules Moch, ancien ministre, écrivain;
Marie-Madeleine Fourcade, présidente du comité d'action de la résistance;
Galina Vichnevskaya; Leonid Pliouchtch; Illios Yannakakis, universitaire;
Jacques Miquel, avocat;
Luxembourg :
Marcelle Lentz Cornette, député Parlement européen.
Autriche :
Simon Wiesenthal, président du Centre de documentation sur les juifs persécutés
par le régime nazi.
Espagne :
Armando Valladares; Xavier Domingo, journaliste, écrivain; Fernando Sanchez
Drago, journaliste, écrivain; Federico Jimenez Losanto, journaliste, écrivain;
Carlos Alberto Montaner, journaliste, écrivain; Miguel Sales, journaliste,
écrivain.
Grande-Bretagne :
Winston Churchill, membre du Parlement; Lord Chalfont, ancien ministre des
affaires étrangères; Bryan Croizier, journaliste; Melvyn Lasky, écrivain
journaliste; Robert Conquest, historien; Lord Hugh Thomas, historien; Léo
Ladedz, éditeur écrivain; L. Kolakovsky, professeur philosophe; Georges Urban,
écrivain journaliste; Lord Frank Chappel, ex-président du TUC; Malcom Fraser,
ex-premier ministre d'Australie;