Les Tchèques votent contre le « bouclier antimissile »

Alors que les Etats-Unis doivent reprendre les négociations avec la Russie sur leur projet de « bouclier antimissile », celui-ci vient de subir un sérieux revers en République tchèque. En juillet dernier, Washington avait arraché au gouvernement de Prague un accord de principe sur l’installation d’une base de radar. Or les élections régionales et sénatoriales organisées en Tchéquie le week-end dernier se sont soldées par une défaite cuisante du Parti démocrate civique (ODS, droite, 23,5 %) du premier ministre Mirek Topolanek, partisan du « bouclier », au profit du Parti social-démocrate (CSSD, gauche, 36 %), qui y est hostile.

Non seulement le CSSD sera majoritaire, avec l’appui du Parti communiste (KSCM, 15 %), dans la quasi-totalité des régions, mais le second tour des élections sénatoriales, les 24 et 25 octobre, pourrait priver la droite de sa majorité absolue au Sénat.

En pointe dans les luttes sociales comme dans la mobilisation contre le déploiement de bases militaires américaines de l’OTAN dans le pays, le KSCM consolide ainsi sa position institutionnelle. Rappelons que, malgré l’anticommunisme du pouvoir confinant à une chasse aux sorcières (interdiction des jeunesses communistes), le KSCM n’a jamais renoncé à son identité communiste.

Son bon résultat électoral, complétant son action nationale et internationale, représente un signal encourageant pour tous les communistes.

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