LE PARTI COMMUNISTE DE BOHÈME-MORAVIE RÉSISTE

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En 2006, les élections législatives avaient donné une égalité parfaite au Parlement entre les partis de droite (ODS, Démocrates-chrétiens, Verts) et les partis de gauche (sociaux-démocrates, communistes).

Avec une baisse de la participation (62%), les élections des 28 et 29 mai (anticipées après le renversement du gouvernement de Topolanek en mars 2009) ont entraîné une vague de droite avec la montée en puissance de deux nouveaux partis (TOP 09 et Affaires publiques) qui font plus que compenser la baisse de 15% du Parti de la Démocratie Civique (ODS). Ils ont mené une campagne démagogique, le premier sur la baisse des dépenses publiques, l'autre sur la lutte contre la corruption.

Alors que les sociaux-démocrates (CSSD) perdent 10% et 18 députés, le Parti communiste de Bohême-Moravie (KSCM) résiste bien; avec 11, 27% des voix, il maintient ses 26 députés. Une nouvelle fois, il a évité la marginalisation que lui promettent et souhaitent les médias et partis dominants.

A contre-courant des autres partis, il a axé sa campagne sur un programme progressiste de sortie de crise fondé sur l'augmentation des salaires et des retraites, l'arrêt de la privatisation des entreprises publiques, la gratuité de l'enseignement supérieur, la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité....

Les partis de droite disposeront donc d'une forte majorité de 118 des 200 sièges de la chambre basse.

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