HALTE A L'IMPUNITé D'ISRAEL
IMPOSONS DES SANCTIONS!
sous-titre
La question palestinienne a été au cœur
de la fête de l'Humanité 2009. Dans de nombreux stands et débats,
montait l'exigence de la libération de Salah Hamouri et des 11 000 prisonniers
politiques palestiniens détenus parce qu'ils refusent et dénoncent
l'occupation de leur pays et l'oppression de leur peuple. L'écho de cette
protestation parvient bien aux gouvernements et instances internationales mais
sans susciter de leur part d'actions vraiment efficaces.
Certes, de belles déclarations sont livrées à l'opinion
publique pour dénoncer la politique du gouvernement israélien
mais ce ne sont que des mots et Israël s'en moque! Le secrétaire
général des Nations unies, Ban Ki-Moon, a souligné récemment
que l'autorisation par les autorités israéliennes de nouvelles
constructions dans les territoires occupés était "contraire
au droit international et à la feuille de route". Après ces
fortes paroles, il s'est contenté "d'exhorter Israël à
répondre positivement aux importants efforts en cours pour créer
les conditions favorables à des négociations israélo-palestiniennes
efficaces" et de réitérer son appel à Israël
"pour qu'il cesse toute activité de peuplement, y compris celles
relatives à la croissance naturelle, et démantèle tous
les postes avancés depuis 2001 dans les territoires". Mais, une
fois de plus, il n'a proposé aucune mesure concrète susceptible
de contraindre Israël à respecter ses engagements et le droit international.
Les gouvernements français et européens s'inscrivent tous dans
la même démarche: une montagne de déclarations sans acte!
"Vous pouvez toujours protester, on s'en fout!", telle est la réponse
des autorités israéliennes qui ont approuvé la construction
de 486 appartements dans un quartier de colonisation à Jérusalem-Est
deux jours après l'annonce de projets de construction de 455 logements
en Cisjordanie. A Jérusalem, l'Etat essaie par tous les moyens d'exproprier
des familles palestiniennes pour garantir une continuité territoriale
juive. Juste avant de rencontrer l'émissaire spécial des Etats-Unis,
le premier ministre israélien Netanyahu a exclu tout gel complet de la
colonisation en Cisjordanie occupée. Trop, c'est trop! Il faut mettre
un terme à l'impunité d'Israël qui bafoue le droit international
en ne respectant aucune résolution des Nations unies depuis plus de 60
ans. Le seul moyen efficace aujourd'hui, c'est d'imposer des sanctions économiques,
commerciales et financières. Celles-ci peuvent aller du refus de crédits
à l'arrêt des contrats de coopération (qu'elle soit scientifique
ou militaire) et des jumelages avec des villes israéliennes ou à
la suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël
qui prétend être fondé sur le respect des droits de l'homme
et des principes démocratiques. Que ce soit aux Etats-Unis, en Europe
et même dans la majorité des pays arabes, il n'y toujours pas de
volonté politique pour appliquer ces sanctions.
Il est donc nécessaire de poursuivre les campagnes des partis politiques,
syndicats et associations, non seulement pour apporter leur soutien à
la lutte du peuple palestinien, mais aussi pour réclamer des sanctions
tant qu'Israël ne respectera pas le droit international. Cette campagne
internationale pour imposer des sanctions sera d'autant plus efficace qu'elle
s'appuiera sur le refus d'investissement des entreprises en Israël et le
boycott des produits israéliens par les consommateurs. Comme l'ont proclamé
les responsables de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS)
dans les débats à la fête de l'Humanité:" Demandons
à nos responsables politiques de prendre position pour des sanctions
tant qu'Israël poursuit le blocus de Gaza et l'occupation. La passivité
complice sous couvert de "dialogue" et de "paix", ça
suffit! Avec la campagne "Boycott-Désinvestissement-Sanctions"(BDS),
exigeons la paix sur la base du droit international:
-Droit des réfugiés palestiniens, notamment le droit au retour
-Etat palestinien viable et souverain sur les Territoires occupés en
1967 (avec Jérusalem-Est)"
Cette campagne BDS contre Israël, lancée par la société
civile palestinienne, est relayée en France par les associations de soutien
à la cause palestinienne, notamment par le Collectif national pour une
paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens qui regroupe des
associations, syndicats et partis politiques. Cette mobilisation a déjà
permis d'obtenir des succès, comme l'abandon du marché public
du tramway de Jérusalem par Veolia et le retrait du fonds de pension
public norvégien d'un groupe électronique israélien. Il
faut poursuivre et développer cette mobilisation.
Jean Paul le Marec
Pour des informations complémentaires et pour agir: AFPS 21ter rue Voltaire 75011 Paris et ses 78 groupes locaux afps@france-palestine.org www.france-palestine.org
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