APRES LE BREXIT, LA LUTTE CONTINUE ET DOIT S’AMPLIFIER

mis à jour le : 6 Juillet, 2016

Depuis sa naissance, l'Union européenne est une machine de guerre au service du capitalisme transnational contre les Nations d'Europe et la démocratie. Son rôle est d'imposer aux gouvernements nationaux, ainsi réduits à la fonction d’exécutants zélés, les politiques d'austérité, la destruction accélérée des conquêtes sociales et politiques des travailleurs (en France, le projet de loi El Khomry en est un exemple flagrant), les privatisations, les délocalisations d'entreprises, etc.

Le tout au seul profit des actionnaires et des spéculateurs qui ignorent les frontières et foulent au pied les volontés des peuples.

Comme ce fut le cas en 2005, en France, lorsque Sarkozy jeta aux orties les 55% des électeurs qui avaient dit NON au TCE (Traité de Constitution Européenne) et que la famille social-démocrate française n’avait pas dit un mot contre ce déni anti-républicain. C’est pourquoi notre première réaction est de nous réjouir de la gifle infligée par les travailleurs de Grande Bretagne aux partisans de l'Union européenne, banquiers, affairistes sans scrupules, politiciens de Droite et de " gauche ", journalistes et autres soi disant experts en économie à leur dévotion, etc.

Ce choeur des pleureuses du Capitalisme ne mérite que notre mépris. Oui, toutes les Nations, de part et d'autre de la Manche, comme sur les autres continents, ont le droit imprescriptible de décider sans ingérence extérieure (comme le FMI) ou supranationale (comme les Commissions européennes) de leurs lois, de leur politique économique, monétaire, sociale et culturelle, de leurs politiques d'emploi et migratoire, etc. Il n’existe aucune incompatibilité entre le droit d’un peuple à décider par lui-même de son avenir et celui, pour ce même peuple, d’entretenir des relations politiques, économiques, sociales et culturelles avec n’importe quel autre peuple proche ou lointain. Sans avoir à se soumettre au diktat de quelque puissance étrangère qui soit. Cela se nomme la souveraineté nationale et la souveraineté populaire. Deux principes qui ont toujours fait partie de l'idéal communiste et que le Capitalisme ne supporte pas.

A contrario, c’est avec un discours opportuniste et électoraliste prétendant proposer « une autre Europe possible de gauche » que certains laissent les partis d’extrême droite occuper le terrain et asséner leurs discours démagogiques et populistes.

C'est quand on laisse les nostalgiques de Thiers et de Pétain ainsi que les héritiers de Maurras dévoyer le sens de la Révolution de 1789 et se prétendre les défenseurs de la démocratie, qu’on sert la cause des banquiers, des affairistes de tous poils et des spéculateurs se nourrissant des profits tirés du travail des salariés, où qu’ils se trouvent en Europe.

C’est oublier un peu vite que ces menteurs, ces manipulateurs, rêvent de camps de concentration au service du Capital, et détournent en xénophobie et racisme le mécontentement des salariés. En France, les mouvements sociaux engagés depuis maintenant plus de 3 mois (ce qui démontre la détermination de celles et ceux qui luttent) le prouvent, comme les luttes sociales et politiques qui se poursuivent en Grande Bretagne, Espagne, Italie, Grèce, et ailleurs, sous des formes diverses. Les peuples d’Europe peuvent imposer des défaites au Capitalisme et aux dirigeants des pays de l’U.E à son service, à condition de mener ces luttes avec eux, avec lucidité, et sans utiliser le miroir aux alouettes de la xénophobie et du racisme qui sont le meilleur allié du Capital.

Dominique dionisi

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