En chœur, crions ! « Trop c’est trop !!! Ça Suffit !!! Agissons maintenant ».

SG /FESYNTRA-FINANCESSG/ CSTB
publication le 12 mars 2017
mis à jour le : 20 Mars, 2017

envoyer à un ami  recommander à un ami

Il est vraiment temps d’agir dès maintenant camarades travailleurs, tous secteurs confondus, sinon le Président Patrice TALON et les membres de sa cour qui ont surgi, vont agir et disparaître réellement, comme les para-commandos en mission kamikaze, en laissant une administration publique privatisée et plus délabrée.

En novembre 2016, analysant les nominations dans l’administration au niveau du Cadre de Concertation sur la Gouvernance au Bénin (CCGB) créé en mai 2014, monsieur Laurent METONGNON, Président du cadre, déclarait :« il a été annoncé à grands renforts, les appels à candidatures, la nomination basée sur la compétence…. Au constat, il s’agit du débarquement des agents du secteur privé, en majorité des sociétés du chef de l’Etat… On assiste à des placements de retraités, de non-béninois, de parents,des anciens employés et amis, des copains et des recommandés de la France-Afrique à des postes stratégiques, pour un meilleur quadrillage et le contrôle de l’Administration publique….».

De partout fusent des contestations pour rejeter cette gouvernance de notre administration basée sur l’option du ‘’tout privé’’. Les travailleurs du Ministère de l’Economie et des Finances fustigent les ‘’allogènes’’, les enseignants rejettent les inspecteurs retraités, les diplomates n’acceptent pas que des non-diplomates occupent des postes stratégiques dans leur secteur, etc., etc. Au lieu que le Président de la République écoute cette désapprobation générale, et cherche, à travers un dialogue franc et sincère, les raisons, et puisqu’il prend ses désirs comme lois qui sont au-dessus de tout le monde, il préfère passer par certains députés pour introduire une proposition de loi portant régime général d’emploi des collaborateurs extérieurs de l’Etat, tout comme sous le Président YAYI, la proposition de loi de la suppression des droits de grève aux douaniers.

Si cette loi venait à être votée, le Président Talon accomplirait ainsi l’une des promesses faites lors de sa visite à son maître français, François Hollande, pour combler soit disant "désert de compétences" au Bénin, par le recrutement des cadres ayant des compétences de niveau élevé dans des domaines spécifiques, domaines que lui seul connaît. Ces collaborateurs extérieurs sous contrat avec l’Etat, sont recrutés et peuvent occuper toutes fonctions de responsabilité dans les services centraux ou déconcentrés de l’Etat, des institutions de l’Etat, des collectivités territoriales décentralisées et des établissements publics. Ils peuvent occuper toute fonction dédiée aux Agents de l’Etat. Tenez-vous bien, leur rémunération et les autres avantages sont fixés par le contrat qui les lie à l’Etat (contrat de collaboration) ou le contrat par lequel une prestation de placement de collaborateurs extérieurs effectuée par une société d’intérim au profit de l’Etat (contrat de placement).

Voila comment le compétiteur né pense régler un problème aussi sérieux du capital humain dans notre pays. Il veut copier sans comprendre grande chose aux motivations ayant conduit les dirigeants de sa seconde patrie la France à faire le choix des fonctionnaires à temps plein et à temps partiel. Le budget 2017 irréaliste a-t-il été préparé sur cette base ? Assurément Non.

La seconde proposition de loi fixant les conditions et la procédure d’embauche de placement de la main-d’œuvre et de résiliation du contrat de travail en République du Bénin est introduite tout comme une exigence des partenaires sociaux lors des rencontres avec le gouvernement ou au cours des débats au Conseil National de Travail (CNT). Si à juste titre, les partenaires sociaux incriminent la législation du travail en vigueur, notamment la loi n°98-004 du 17 janvier 1998 portant code du travail, est-ce une raison suffisante pour faire introduire une proposition de loi par des députés qui ignorent tout des débats antérieurs ? Pourquoi le réformiste Président joue au plus malin en n’introduisant pas un projet de loi discuté préalablement avec les partenaires sociaux ? Cette proposition de loi en plus de plusieurs incongruités qui la caractérisent, donne une large possibilité aux privés d’embaucher et de débaucher comme ils veulent. Voilà les propositions de lois que le gouvernement de Talon, Boko Olivier et Dagnon Johannes, Koupaki, Bio -Tchané, veulent imposer aux travailleurs à l’instar des autres lois comme celles relatives : à la révision de la Constitution, aux renseignements en République du Bénin, à l’organisation du secret de la défense nationale, à l’identification des personnes physiques etc ; etc.

Peuple béninois, travailleurs salariés, ouvriers, jeunes, élèves et étudiants, artisans, femmes, zémidjans, rois et hounnons dignes et probes, comme un seul homme, vous vous êtes levés pour chasser YAYI Boni du pouvoir exigeant de voir clair dans tous les dossiers de scandales ( Machines agricoles, Icc-service, Maria Gléta, PPEA2, réserves administratives, Dangnivo Pierre Urbain, Sohoundji Bernadette, El hadj KouabiFawaz, Caporal Dangou, Cen-sad, etc ; etc ). Pour une administration performante, vous avez exigé la généralisation de ce qui se fait à l’Université, à savoir l’élection des directeurs par les travailleurs et la révocabilité de ceux corrompus à tout instant et surtout que les violateurs des libertés soient punis. Au lieu de tout çà, Talon et les éléments de sa cour font la sourde oreille, affament le peuple et introduisent par l’intermédiaire des députés, des propositions de lois pour ligoter les libertés et privatiser l’administration.Ensemble disons : Trop c’est trop !!! Ça Suffit !!! Agissons ! Levons-nous pour contrer ces propositions de lois scélérates et la mauvaise gouvernance du Président Patrice Talon.

A vous autres, députés, élus du peuple: demain, lundi 13 mars 2017 où vous entamez une session extraordinaire pour l’étude de ces lois, votre honneur est mis en jeu et vous ne devez en aucun cas, sous quelque prétexte que ce soit, voter ces lois qui mettront le peuple de notre pays en danger et vous-mêmes au premier chef si on connaît la méthode de fonctionnement et de "télécommande" du dit ‘’compétiteur né’’ Patrice Talon. Démarquez-vous desdits initiateurs de ces différentes lois et n’inscrivez jamais vos noms sur les pages sombres de l’histoire de notre pays pour les générations futures.

Cotonou, le 12 mars 2017 Laurent METONGNON Paul Essè IKO

Sommaire

Accueil